Une CAN achevée, un récit qui s’effondre
Il faut commencer par là. La CAN est finie. Et contrairement aux récits anxiogènes diffusés pendant la compétition, elle s’est tenue sans incident majeur, sans crise institutionnelle, sans contestation officielle de la Confédération africaine de football. Les matchs ont été joués, arbitrés, validés.malgré une finale bizarroïde et insolite, c'est le moins qu'on puisse dire a ce stade.Les décisions ont été actées. Les classements entérinés.
Rien, absolument rien, dans le bilan final, ne vient confirmer les accusations distillées durant des semaines : ni favoritisme structurel, ni manipulation arbitrale systémique, ni dérive organisationnelle. Le réel, brut, a repris ses droits.
Ce décalage entre le bruit produit et la réalité observée constitue déjà un premier aveu. Celui d’un récit fabriqué pour survivre au présent, mais incapable de résister à l’épreuve du temps.
Rien, absolument rien, dans le bilan final, ne vient confirmer les accusations distillées durant des semaines : ni favoritisme structurel, ni manipulation arbitrale systémique, ni dérive organisationnelle. Le réel, brut, a repris ses droits.
Ce décalage entre le bruit produit et la réalité observée constitue déjà un premier aveu. Celui d’un récit fabriqué pour survivre au présent, mais incapable de résister à l’épreuve du temps.
La mécanique de la désinformation : désormais documentée
Ce qui distingue cette séquence des précédentes, c’est la lisibilité du dispositif. Les attaques contre le Maroc n’ont pas émergé de manière diffuse ou organique. Elles ont suivi une logique reconnaissable :
– mêmes narratifs,
– mêmes visuels recyclés,
– mêmes mots-clés,
– mêmes comptes amplificateurs,
– mêmes temporalités, souvent synchronisées avec les matchs à enjeu.
Les réseaux sociaux ont servi de caisse de résonance, mais pas de point de départ. Les comptes à l’origine de la diffusion massive sont pour beaucoup récents, anonymes, hyperactifs, parfois liés entre eux par des interactions croisées. Le phénomène n’est pas nouveau, mais rarement aussi visible.
À ce stade, parler de « simple rivalité sportive » serait un euphémisme. Il s’agit d’une campagne d’influence, dont l’objectif n’était pas de gagner un débat, mais de créer du doute, d’installer un soupçon permanent, de fragiliser symboliquement le pays organisateur.
– mêmes narratifs,
– mêmes visuels recyclés,
– mêmes mots-clés,
– mêmes comptes amplificateurs,
– mêmes temporalités, souvent synchronisées avec les matchs à enjeu.
Les réseaux sociaux ont servi de caisse de résonance, mais pas de point de départ. Les comptes à l’origine de la diffusion massive sont pour beaucoup récents, anonymes, hyperactifs, parfois liés entre eux par des interactions croisées. Le phénomène n’est pas nouveau, mais rarement aussi visible.
À ce stade, parler de « simple rivalité sportive » serait un euphémisme. Il s’agit d’une campagne d’influence, dont l’objectif n’était pas de gagner un débat, mais de créer du doute, d’installer un soupçon permanent, de fragiliser symboliquement le pays organisateur.
L’Algérie institutionnelle : une ligne constante, pas une improvisation
Il faut ici distinguer avec rigueur. Ce qui est en cause n’est ni le peuple algérien, ni les supporters, ni même l’équipe nationale en tant que telle. Le football algérien a sa légitimité, ses titres, son histoire. Le dire n’est pas un geste d’apaisement artificiel, c’est un fait.
En revanche, il existe une continuité diplomatique algérienne, assumée, documentée, qui vise à contrer systématiquement le Maroc dans les espaces africains. Le sport n’y échappe pas. Il devient même un terrain idéal : émotionnel, populaire, transnational.
Pendant la CAN, cette ligne s’est exprimée par des relais officieux, des médias alignés, des figures publiques instrumentalisées et des influenceurs connus mobilisés. Aucune prise de position institutionnelle directe — prudence oblige — mais une stratégie de contournement, où l’insinuation remplace l’accusation frontale.
Ce choix révèle une difficulté plus profonde : l’incapacité à concurrencer le Maroc sur le terrain de l’organisation, de la projection continentale, de la crédibilité logistique. Là où il n’y a pas de levier concret, il reste le narratif.
En revanche, il existe une continuité diplomatique algérienne, assumée, documentée, qui vise à contrer systématiquement le Maroc dans les espaces africains. Le sport n’y échappe pas. Il devient même un terrain idéal : émotionnel, populaire, transnational.
Pendant la CAN, cette ligne s’est exprimée par des relais officieux, des médias alignés, des figures publiques instrumentalisées et des influenceurs connus mobilisés. Aucune prise de position institutionnelle directe — prudence oblige — mais une stratégie de contournement, où l’insinuation remplace l’accusation frontale.
Ce choix révèle une difficulté plus profonde : l’incapacité à concurrencer le Maroc sur le terrain de l’organisation, de la projection continentale, de la crédibilité logistique. Là où il n’y a pas de levier concret, il reste le narratif.
Le silence officiel africain comme réponse politique
Un élément a été trop peu commenté. Aucun État africain, aucune fédération reconnue, aucun organe officiel de la CAF n’a soutenu ces accusations. Ce silence n’est pas une neutralité molle. Il est un message.
Dans les relations africaines, le non-alignement sur une polémique fabriquée vaut souvent désaveu. Les partenaires du Maroc ont observé, évalué, puis laissé faire la réalité. C’est peut-être la réponse la plus nette à ceux qui cherchaient à isoler le Royaume.
Le Maroc n’a pas eu besoin de surjouer la défense. Les faits ont parlé pour lui.
Dans les relations africaines, le non-alignement sur une polémique fabriquée vaut souvent désaveu. Les partenaires du Maroc ont observé, évalué, puis laissé faire la réalité. C’est peut-être la réponse la plus nette à ceux qui cherchaient à isoler le Royaume.
Le Maroc n’a pas eu besoin de surjouer la défense. Les faits ont parlé pour lui.
Le poison du soupçon et de l'insinuation comme arme sportive : le treizième joueur et l'arbitre fantôme
Il serait irresponsable de minimiser l’impact de ces campagnes. Même inefficaces à long terme, elles abîment le football africain. Elles déplacent le jeu hors du terrain, transforment chaque décision arbitrale en procès politique, installent une suspicion généralisée qui finit par nuire à tous.
Ce poison est lent. Il ne gagne pas des matchs, mais il fragilise les institutions. Et sur ce point, la responsabilité est claire : ceux qui ont préféré le doute organisé à la confrontation sportive ont choisi une voie dangereuse.
Ce poison est lent. Il ne gagne pas des matchs, mais il fragilise les institutions. Et sur ce point, la responsabilité est claire : ceux qui ont préféré le doute organisé à la confrontation sportive ont choisi une voie dangereuse.
Mais heuresement le football n’est pas condamné à la guerre des récits imaginaires
Mais tout n’est pas à jeter. La CAN a aussi montré autre chose : des stades pleins, une ferveur populaire intacte, des équipes africaines compétitives, une organisation qui progresse. Le football africain avance, malgré les tentatives de parasitage.
Le Maroc, en tant qu’organisateur, n’a pas gagné une coupe. Il a gagné une chose plus durable : la confirmation de sa capacité à porter un projet continental. Cela n’immunise pas contre les critiques. Cela oblige à rester exigeant. Mais cela installe une réalité difficile à contester.
Le Maroc, en tant qu’organisateur, n’a pas gagné une coupe. Il a gagné une chose plus durable : la confirmation de sa capacité à porter un projet continental. Cela n’immunise pas contre les critiques. Cela oblige à rester exigeant. Mais cela installe une réalité difficile à contester.
Après la CAN, le temps de la lucidité
Les récits complotistes ont une particularité : ils prospèrent tant que l’événement est en cours. Une fois terminé, ils s’effondrent sous leur propre vide. La CAN est finie. Le Maroc est toujours là. Les institutions africaines aussi.
Il reste une leçon. En Afrique comme ailleurs, le football est devenu un espace stratégique. Ceux qui s’y engagent devront choisir : investir dans le réel ou s’épuiser dans la fiction.
L’histoire récente montre que, tôt ou tard, le réel finit toujours par l’emporter.
Il reste une leçon. En Afrique comme ailleurs, le football est devenu un espace stratégique. Ceux qui s’y engagent devront choisir : investir dans le réel ou s’épuiser dans la fiction.
L’histoire récente montre que, tôt ou tard, le réel finit toujours par l’emporter.