La réunion du Conseil d’administration a également permis de valider plusieurs décisions structurantes pour l’organisation. Parmi elles figure l’approbation du calendrier électoral et de l’ordre du jour de la prochaine Assemblée générale ordinaire élective (AGOE), prévue le 14 mai 2026. À cette occasion, les membres de la CGEM seront appelés à élire la nouvelle présidence qui pilotera l’organisation patronale durant les trois prochaines années.
Dans les couloirs de la confédération, l’annonce de ce calendrier n’a rien d’anodin. Elle marque le début d’une période stratégique pour le patronat marocain, dans un contexte où les entreprises évoluent dans un environnement économique international instable. Plusieurs chefs d’entreprise présents à la réunion reconnaissent, parfois à voix basse, que cette échéance électorale sera déterminante pour définir la prochaine orientation du dialogue économique et social au Maroc.
Conformément aux statuts et au règlement intérieur de la CGEM, les candidatures qui seront déposées devront faire l’objet d’une réunion de validation. Celle-ci permettra d’arrêter la liste définitive des candidats qui seront soumis au vote lors de l’AGOE. Afin d’assurer la transparence du processus, le Conseil d’administration a également procédé à la désignation des membres du Comité de suivi du processus électoral, chargé d’accompagner et de superviser les différentes étapes du scrutin.
Au-delà de la dimension électorale, cette réunion a été l’occasion pour la direction sortante de dresser un bilan de plusieurs dossiers économiques jugés structurants. Dans son mot d’ouverture, Chakib Alj a notamment évoqué l’évolution de plusieurs chantiers ayant connu des avancées importantes au cours des derniers mois. Parmi eux figurent la loi sur la grève, l’activation du dispositif dédié aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) dans le cadre de la Charte de l’investissement, ainsi que les dispositions introduites par la loi de finances 2026.
Le président de la CGEM a également évoqué d’autres sujets considérés comme essentiels pour le tissu entrepreneurial national. L’accompagnement des entreprises, en particulier des TPME, dans l’accès au financement reste l’une des préoccupations majeures du patronat. À cela s’ajoutent les efforts engagés pour dynamiser la Bourse de Casablanca, perçue comme un levier clé pour renforcer les capacités d’investissement des entreprises marocaines.
Dans le même esprit, plusieurs réformes structurantes continuent d’être suivies de près par la confédération. Il s’agit notamment de la révision du code du travail, de la réforme du système de formation professionnelle et de celle des retraites. Autant de dossiers qui, selon les acteurs économiques, auront un impact direct sur la compétitivité et la stabilité du marché du travail.
Lors de cette réunion, le Conseil d’administration a par ailleurs approuvé à l’unanimité le rapport moral ainsi que l’arrêté des comptes de l’exercice 2025, confirmant la validation interne du bilan de l’année écoulée. Cette étape, souvent technique, reste néanmoins essentielle pour garantir la transparence et la bonne gouvernance au sein de l’organisation patronale.
À un peu plus de deux mois de l’échéance électorale, le lancement de l’appel à candidatures ouvre désormais la voie aux ambitions et aux projets pour l’avenir du patronat marocain. Pour de nombreux observateurs économiques, la prochaine présidence devra surtout relever un défi central : accompagner la transformation du tissu entrepreneurial national tout en consolidant la place des entreprises marocaines dans une économie de plus en plus compétitive.