CTM et Transdev : le transport urbain marocain change d'échelle


Rédigé par La rédaction le Lundi 22 Juin 2026



Le partenariat officialisé entre CTM et Transdev Maroc autour des coentreprises Issal Fès, Issal Tanger et Issal Tétouan marque une étape importante dans la transformation du transport public urbain et périurbain. CTM détient 51 % de ces structures, Transdev Maroc 49 %, dans une alliance qui vise l'exploitation et le développement de réseaux de bus dans trois villes stratégiques.

Derrière les communiqués institutionnels, il y a une réalité très concrète : le bus reste le premier moyen de déplacement quotidien pour des centaines de milliers de Marocains. Il relie les quartiers aux zones industrielles, les étudiants aux campus, les salariés à leur emploi. Lorsqu'il est absent, irrégulier ou saturé, c'est toute une journée qui se dérègle.

L'apport de Transdev peut renforcer les outils de gestion, la maintenance, la formation des équipes et l'organisation des réseaux. CTM, de son côté, apporte sa connaissance historique du terrain marocain et sa capacité d'investissement. Sur le papier, le mariage paraît cohérent.

Reste le juge le plus sévère : l'usager. Il attend des fréquences respectées, des véhicules propres, des arrêts mieux organisés et des tarifs lisibles. La modernisation devra se mesurer à l'heure d'arrivée du bus, pas seulement au nombre de véhicules annoncés.




Lundi 22 Juin 2026
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