Le Maroc engage une nouvelle étape dans la modernisation de l’immatriculation automobile. L’arrêté n°640.26 autorise la préparation électronique de certaines démarches liées au certificat d’immatriculation ou au titre de propriété, notamment leur délivrance, leur renouvellement et les demandes de duplicata.
Le futur modèle de carte grise comportera aussi une zone de lecture automatique, comparable à celle des passeports biométriques. Le dispositif s’inscrit dans le cadre de la loi n°53.05 relative à l’échange électronique de données juridiques et doit renforcer la continuité numérique du dossier d’un véhicule.
Cette réforme ne se limite pas à la dématérialisation. Les plaques de la série normale intégreront l’équivalent latin de la lettre arabe ainsi que la mention «MA», tandis que les véhicules déjà immatriculés conserveront leurs plaques jusqu’à une mutation de propriété.
Pour les automobilistes marocains, le changement sera donc progressif plutôt qu’immédiat. Les véhicules affectés à la circulation internationale sont soumis à une échéance au 31 décembre 2026, avant une généralisation du nouveau modèle annoncée pour le 1er janvier 2027.
Le véritable test portera sur l’exécution : qualité des services en ligne, protection des données et articulation entre concessionnaires, NARSA et usagers. Une carte grise dématérialisée ne simplifiera la vie des citoyens que si le parcours administratif devient réellement plus lisible, sans déplacer les anciennes lenteurs vers un écran.