Alors, quelques souvenirs me reviennent...
La rue piétonne du Prince Moulay Abdellah (ex-Blaise Pascal) et l'avenue Mohammed V étaient, dans les années 60 et 70, le cœur battant du chic casablancais. Architecture Art déco, enseignes de luxe, terrasses élégantes : tout y respirait le raffinement.
Les adresses mythiques :
· Les Galeries Lafayette : le luxe français incarné. Passage obligé de la bourgeoisie.
· Les Magasins Réunis : autre monument Art déco à vocation commerciale.
· Le Chat Botté : la référence des chaussures de luxe.
· Vog : le prêt-à-porter des jeunes élégants. Le boulevard, c'était aussi la scène sociale où intellectuels, artistes et hommes d'affaires se croisaient.
· Le Café de France : sa terrasse, le meilleur poste d'observation pour voir et être vu.
· Le Roi de la Bière : ambiance de brasserie parisienne.
· La Comédie : rendez-vous prisé devant le théâtre.
· Les Magasins Réunis : autre monument Art déco à vocation commerciale.
· Le Chat Botté : la référence des chaussures de luxe.
· Vog : le prêt-à-porter des jeunes élégants. Le boulevard, c'était aussi la scène sociale où intellectuels, artistes et hommes d'affaires se croisaient.
· Le Café de France : sa terrasse, le meilleur poste d'observation pour voir et être vu.
· Le Roi de la Bière : ambiance de brasserie parisienne.
· La Comédie : rendez-vous prisé devant le théâtre.
Puis venait le temps du divertissement.
· Le Cinéma Rialto : temple du septième art, balcons en velours.
· Le Cinéma Vox : démesure disparue — l'un des plus grands d'Afrique.
· Les emblématiques salles de cinémas ABC et Empire
· La Librairie Faraire : paradis des amoureux des livres.
· L'Hôtel Lincoln : jours sombres, travaux enfin achevés.
Dans les années 60, on surnommait le boulevard Mohammed V le « petit Paris ». Le samedi après-midi, les Casablancais endimanchés venaient flâner, avant une glace ou une pâtisserie à la Normande.
· La Normande : pâtisserie-chocolaterie incontournable.
· Le Trianon : chocolaterie artisanale mythique, réputée pour sa forêt noire.
· La Princière : autre enseigne de référence.
· Le Soleil : célèbre pour ses « chneiks ».
· Le Cinéma Vox : démesure disparue — l'un des plus grands d'Afrique.
· Les emblématiques salles de cinémas ABC et Empire
· La Librairie Faraire : paradis des amoureux des livres.
· L'Hôtel Lincoln : jours sombres, travaux enfin achevés.
Dans les années 60, on surnommait le boulevard Mohammed V le « petit Paris ». Le samedi après-midi, les Casablancais endimanchés venaient flâner, avant une glace ou une pâtisserie à la Normande.
· La Normande : pâtisserie-chocolaterie incontournable.
· Le Trianon : chocolaterie artisanale mythique, réputée pour sa forêt noire.
· La Princière : autre enseigne de référence.
· Le Soleil : célèbre pour ses « chneiks ».
En ce temps-là, tout se passait au centre-ville.
Le Maarif n'existait presque pas. Comment retenir ses larmes quand le passé murmure des noms que le temps a emportés ? Casablanca, la blanche, la tumultueuse, porte en elle les cicatrices dorées de ses plus belles années.
Ses trottoirs se souviennent des rires, des parfums de café et de chocolat, des élégantes en robe d'été et des messieurs en costume. Aujourd'hui, les grues annoncent une renaissance. Nous espérons que ce nouveau chantier de réhabilitation du centre-ville ne nous décevra pas.
Mais une ville sans mémoire est une ville sans âme. Puissent ces pierres neuves garder l'écho de ce qui a fait battre le cœur de toute une génération. Ma génération. Que la nostalgie nous tienne encore un peu.
Elle n’est pas une prison : elle est un pont entre hier et demain. Le nouveau centre-ville saura-t-il s’en souvenir ?
Par Anissa Mekouar Senhadji.
Ses trottoirs se souviennent des rires, des parfums de café et de chocolat, des élégantes en robe d'été et des messieurs en costume. Aujourd'hui, les grues annoncent une renaissance. Nous espérons que ce nouveau chantier de réhabilitation du centre-ville ne nous décevra pas.
Mais une ville sans mémoire est une ville sans âme. Puissent ces pierres neuves garder l'écho de ce qui a fait battre le cœur de toute une génération. Ma génération. Que la nostalgie nous tienne encore un peu.
Elle n’est pas une prison : elle est un pont entre hier et demain. Le nouveau centre-ville saura-t-il s’en souvenir ?
Par Anissa Mekouar Senhadji.