L’association BASMA présente « Ce geste vient d’ailleurs », une exposition collective au Palais Bahia à Marrakech, pensée comme une traversée entre les scènes émergentes du Maroc et de l’Afrique de l’Ouest, et comme un geste de transmission affirmé.
Programmée du 5 au 12 février, l’exposition repose sur une idée simple : une scène artistique n’existe pleinement que lorsqu’elle s’ouvre à l’espace public du regard, là où les récits circulent, se discutent, se confrontent et deviennent lisibles.
Sa présence, durant le temps fort de 1:54 via le « What’s On », n’a rien d’un signe mondain : elle revendique que l’émergence ne doit pas être cantonnée aux marges. Elle exige des lieux, des cadres et une rigueur. Elle réclame une place.
« Ce geste vient d’ailleurs » réunit dix artistes autour d’une question centrale : comment les gestes se transmettent-ils, se déplacent-ils et se transforment-ils au fil du temps ?
Ici, ce qui se transmet échappe aux récits écrits et aux catégories figées. La transmission se fait par l’usage et la matière, portée par des formes de connaissance où le symbolique et le rituel restent discrets mais actifs.
Ce que l’exposition donne à percevoir n’est pas une unité de façade, mais une proximité de situations : réalités partagées, matières situées, héritages multiples: matériels et immatériels.
Une partie des œuvres a été réalisée à Casablanca, lors d’une résidence réunissant des artistes du Sénégal, du Mali, du Togo et de la Côte d’Ivoire aux côtés de créateurs marocains, dans un espace de conversations interrégionales. Les matériaux parlent sans décor : filets de pêche récupérés, tongs usées collectées en déchèterie, images superposées, éléments issus d’usages maritimes, agricoles, domestiques ou artisanaux. Le travail ne gomme pas l’origine, il la déplace, pour faire de l’ordinaire un lieu de correspondances et de mémoire.
Présentée au Palais Bahia, ancien siège de pouvoir local au tournant du XXe siècle, l’exposition assume un frottement fécond : faire circuler des formes artistiques contemporaines dans un espace marqué par des usages passés, afin de considérer le patrimoine non comme un objet figé, mais comme un lieu à activer.
La scénographie prolonge cette intention par une dialectique subtile entre intégration et distinction. Elle dialogue avec la matérialité chromatique et architecturale du palais tout en affirmant une présence contemporaine minimaliste, via des modules légers et autonomes, articulés au système de suspension existant et dessinant un parcours qui n’impose rien aux parois.
Ce choix est autant esthétique que politique au sens noble. BASMA a souhaité une exposition entièrement conçue, curatée et scénographiée par des jeunes, non comme un thème, mais comme une responsabilité confiée.
L’enjeu n’est pas de « montrer » l’émergence, mais de lui donner une architecture du sens, la rigueur du cadre et le droit d’écrire sa propre grammaire.
Artistes invités : Tesprit (Togo), Yanis Tatbi (Maroc/France), Issam Fariane (Maroc), Mariam Niare (Mali), Fatine Arafati (Maroc), Xaadim Mbow (Sénégal), Soukaina Bouali (Maroc), Theophany Adoh (Côte d’Ivoire), Sarah Mounia Kachiri (Maroc/France) et Melanie Ebtissem Defoin (Maroc/Belgique).
Programmée du 5 au 12 février, l’exposition repose sur une idée simple : une scène artistique n’existe pleinement que lorsqu’elle s’ouvre à l’espace public du regard, là où les récits circulent, se discutent, se confrontent et deviennent lisibles.
Sa présence, durant le temps fort de 1:54 via le « What’s On », n’a rien d’un signe mondain : elle revendique que l’émergence ne doit pas être cantonnée aux marges. Elle exige des lieux, des cadres et une rigueur. Elle réclame une place.
« Ce geste vient d’ailleurs » réunit dix artistes autour d’une question centrale : comment les gestes se transmettent-ils, se déplacent-ils et se transforment-ils au fil du temps ?
Ici, ce qui se transmet échappe aux récits écrits et aux catégories figées. La transmission se fait par l’usage et la matière, portée par des formes de connaissance où le symbolique et le rituel restent discrets mais actifs.
Ce que l’exposition donne à percevoir n’est pas une unité de façade, mais une proximité de situations : réalités partagées, matières situées, héritages multiples: matériels et immatériels.
Une partie des œuvres a été réalisée à Casablanca, lors d’une résidence réunissant des artistes du Sénégal, du Mali, du Togo et de la Côte d’Ivoire aux côtés de créateurs marocains, dans un espace de conversations interrégionales. Les matériaux parlent sans décor : filets de pêche récupérés, tongs usées collectées en déchèterie, images superposées, éléments issus d’usages maritimes, agricoles, domestiques ou artisanaux. Le travail ne gomme pas l’origine, il la déplace, pour faire de l’ordinaire un lieu de correspondances et de mémoire.
Présentée au Palais Bahia, ancien siège de pouvoir local au tournant du XXe siècle, l’exposition assume un frottement fécond : faire circuler des formes artistiques contemporaines dans un espace marqué par des usages passés, afin de considérer le patrimoine non comme un objet figé, mais comme un lieu à activer.
La scénographie prolonge cette intention par une dialectique subtile entre intégration et distinction. Elle dialogue avec la matérialité chromatique et architecturale du palais tout en affirmant une présence contemporaine minimaliste, via des modules légers et autonomes, articulés au système de suspension existant et dessinant un parcours qui n’impose rien aux parois.
Ce choix est autant esthétique que politique au sens noble. BASMA a souhaité une exposition entièrement conçue, curatée et scénographiée par des jeunes, non comme un thème, mais comme une responsabilité confiée.
L’enjeu n’est pas de « montrer » l’émergence, mais de lui donner une architecture du sens, la rigueur du cadre et le droit d’écrire sa propre grammaire.
Artistes invités : Tesprit (Togo), Yanis Tatbi (Maroc/France), Issam Fariane (Maroc), Mariam Niare (Mali), Fatine Arafati (Maroc), Xaadim Mbow (Sénégal), Soukaina Bouali (Maroc), Theophany Adoh (Côte d’Ivoire), Sarah Mounia Kachiri (Maroc/France) et Melanie Ebtissem Defoin (Maroc/Belgique).