Maroc 2026, ce n'est pas Maroc 2022.
Le contexte a profondément changé. Les tensions géopolitiques actuelles ont alourdi l'atmosphère. Les exigences, elles, ont atteint un autre niveau.
En 2022, le Maroc avait tout à gagner et rien à perdre : entre 1970 et 2018, il n'avait franchi la phase de poules qu'une seule fois, et ses sélections de jeunes faisaient de la figuration sur la scène continentale.
Ce temps est révolu.
Aujourd'hui, le Maroc est officiellement demi-finaliste de Coupe du monde, médaillé de bronze olympique, champion du monde U20, champion CHAN et vainqueur de la Coupe Arabe FIFA 2025. Ce n'est plus un palmarès d'outsider.
C'est celui d'une puissance footballistique en construction, fruit d'un travail sérieux et de longue haleine.
Quand le Maroc était outsider, le Sud global le soutenait avec bienveillance, on pouvait gagner sans déranger. Maintenant que le Maroc collectionne les bons résultats, il est combattu — ou, faute de mieux, sali.
En 2022, le Maroc avait tout à gagner et rien à perdre : entre 1970 et 2018, il n'avait franchi la phase de poules qu'une seule fois, et ses sélections de jeunes faisaient de la figuration sur la scène continentale.
Ce temps est révolu.
Aujourd'hui, le Maroc est officiellement demi-finaliste de Coupe du monde, médaillé de bronze olympique, champion du monde U20, champion CHAN et vainqueur de la Coupe Arabe FIFA 2025. Ce n'est plus un palmarès d'outsider.
C'est celui d'une puissance footballistique en construction, fruit d'un travail sérieux et de longue haleine.
Quand le Maroc était outsider, le Sud global le soutenait avec bienveillance, on pouvait gagner sans déranger. Maintenant que le Maroc collectionne les bons résultats, il est combattu — ou, faute de mieux, sali.
La campagne diffamatoire qui a accompagné certaines des réalisations sportives marocaines est une blessure ouverte.
Deux accusations reviennent en boucle : le prétendu soutien des arbitres en faveur de la sélection ou les clubs marocains, et la soi-disant mainmise de la FRMF sur la CAF.
Ces accusations sont à la fois ridicules et injustes.
Ridicules, parce que Patrice Motsepe, président de la CAF, est Sud-Africain — et proche du président de l'Afrique du Sud. Ce pays n'entretient pas des relations chaleureuses avec le Maroc. C’est le moins que l'on puisse dire. L'argument ne tient pas.
Injustes, parce que le Maroc a été victime d'erreurs d'arbitrage à maintes reprises lors des CAN successives, dont la dernière.
Plus récemment, lors de la finale de la Ligue des Champions d'Afrique, des décisions litigieuses ont privé l'AS FAR d'une possible victoire finale — sans remettre en cause la victoire méritée de Mamelodi Sundowns sur l'ensemble des deux matchs. Le match aller aurait pu se conclure sur un score fleuve.
Au retour, des détails arbitraux ont changé le cours de l'histoire. Ce sont nos amis tunisiens qui ont eu le courage d'en parler, là où les médias français ont préféré le silence. C'est presque normal : le modèle que développe le Maroc commence à déranger au-delà de nos frontières.
Les médias marocains n'en ont pas fait un sujet et ils ont bien fait. Il faut avancer.
Ce soir, on saura donc quels 26 joueurs défendront les couleurs du Maroc. Ils feront partie des 260 Africains qui porteront les couleurs du continent lors de ce Mondial.
À tous ces porteurs de drapeau du continent — joueurs, staffs, supporters — j'adresse un souhait sincère : que leur motivation soit l'émulation, l'envie de faire mieux que le Maroc de 2022, de repousser les limites de ce que le football africain est capable d'accomplir.
Pas ce besoin minable de détruire ceux qui font mieux qu'eux.
Le football africain grandit. Le Maroc y a sa part de responsabilité. Il a encore beaucoup à faire et d'humilité à préserver.
Par Bargach Larbi.
Ces accusations sont à la fois ridicules et injustes.
Ridicules, parce que Patrice Motsepe, président de la CAF, est Sud-Africain — et proche du président de l'Afrique du Sud. Ce pays n'entretient pas des relations chaleureuses avec le Maroc. C’est le moins que l'on puisse dire. L'argument ne tient pas.
Injustes, parce que le Maroc a été victime d'erreurs d'arbitrage à maintes reprises lors des CAN successives, dont la dernière.
Plus récemment, lors de la finale de la Ligue des Champions d'Afrique, des décisions litigieuses ont privé l'AS FAR d'une possible victoire finale — sans remettre en cause la victoire méritée de Mamelodi Sundowns sur l'ensemble des deux matchs. Le match aller aurait pu se conclure sur un score fleuve.
Au retour, des détails arbitraux ont changé le cours de l'histoire. Ce sont nos amis tunisiens qui ont eu le courage d'en parler, là où les médias français ont préféré le silence. C'est presque normal : le modèle que développe le Maroc commence à déranger au-delà de nos frontières.
Les médias marocains n'en ont pas fait un sujet et ils ont bien fait. Il faut avancer.
Ce soir, on saura donc quels 26 joueurs défendront les couleurs du Maroc. Ils feront partie des 260 Africains qui porteront les couleurs du continent lors de ce Mondial.
À tous ces porteurs de drapeau du continent — joueurs, staffs, supporters — j'adresse un souhait sincère : que leur motivation soit l'émulation, l'envie de faire mieux que le Maroc de 2022, de repousser les limites de ce que le football africain est capable d'accomplir.
Pas ce besoin minable de détruire ceux qui font mieux qu'eux.
Le football africain grandit. Le Maroc y a sa part de responsabilité. Il a encore beaucoup à faire et d'humilité à préserver.
Par Bargach Larbi.