Une filière céréalière mobilisée
la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER) a rassemblé ministères, institutions publiques, organisations professionnelles et opérateurs économiques à Salé.
L'Objectif est d' établir des stratégies concrètes pour renforcer la production nationale, sécuriser l’approvisionnement et soutenir la souveraineté alimentaire.
Les participants ont conclu un accord de modération sur la collecte et la commercialisation du blé tendre, signe d’un engagement conjoint des pouvoirs publics et du secteur privé. Cette initiative vise à améliorer l’organisation du marché grâce à des capacités de stockage renforcées, des mécanismes de régulation adaptés et un soutien au financement.
Modernisation et vision stratégique
Le diagnostic partagé a identifié plusieurs priorités : accroître la productivité et la résilience face aux aléas climatiques, moderniser la logistique et les systèmes de collecte, et garantir une transparence accrue du marché. L’objectif est de stabiliser les prix et d’assurer un équilibre durable entre production nationale et importations.
Cette démarche arrive dans un contexte tendu : la hausse des prix du sucre, des huiles végétales et des carburants alimente déjà l’inflation sur les produits de première nécessité. La Loi de finances 2026, qui avait prévu 13,8 milliards de dirhams pour la Caisse de compensation, pourrait rapidement être dépassée, avec un coût de 3,05 milliards de dirhams pour le sucre raffiné entre janvier et août 2025.
Risques pour la prochaine campagne
La flambée des prix des engrais et la dépendance du Maroc au soufre importé du Golfe constituent des risques pour la prochaine campagne céréalière, d’autant que le pays sort d’une sécheresse sévère. La mobilisation sectorielle et les stocks stratégiques devraient néanmoins limiter les impacts.