Chaleur extrême : les enfants en première ligne, un avertissement pour le Maroc




Une étude publiée dans Science Advances estime que jusqu’à 560 millions d’enfants âgés de zéro à neuf ans vivent chaque année au moins un mois supplémentaire de stress thermique sous l’effet du changement climatique d’origine humaine. Rapportés par Euronews, ces travaux de la Vrije Universiteit Brussel décrivent une exposition des plus jeunes supérieure à celle des autres classes d’âge.

 

Le risque ne se limite pas à l’inconfort. La chaleur excessive réduit la capacité du corps à réguler sa température et accroît notamment les risques de coup de chaleur, d’insuffisance rénale et de lésions pulmonaires. Les enfants transpirent moins par kilogramme de poids corporel et leur métabolisme plus élevé les fait chauffer plus rapidement. Les chercheurs soulignent aussi des effets indirects sur l’alimentation, l’eau, les maladies transmises par les moustiques et les complications à la naissance.

 

Dans un scénario de réchauffement de 1,5 °C, l’étude projette que 620 millions d’enfants subiraient au moins un mois supplémentaire de stress thermique par an. À 2 °C, ce total atteindrait 650 millions. Ces projections mondiales ne constituent pas une mesure de la situation marocaine. Elles posent néanmoins au Maroc une question concrète de prévention : comment adapter les horaires scolaires, les bâtiments, l’accès à l’eau et les protocoles de santé aux épisodes chauds, sans aggraver les inégalités entre territoires et ménages ? La protection de la santé infantile devient ainsi un critère utile pour évaluer les politiques d’adaptation climatique.


Dimanche 30 Aout 2026



Rédigé par La Redaction le Dimanche 30 Aout 2026
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