Le chômage des jeunes marocains est l'un des défis majeurs du pays, et les chiffres sont alarmants. En 2025, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans atteint 37,2 %, un taux qui reste bien au-dessus de la moyenne nationale. Bien que l'État ait pris des mesures pour améliorer l'insertion professionnelle des jeunes, cette génération se heurte à un marché du travail saturé, à des opportunités précaires et à des incertitudes quant à son avenir. L’enquête menée par L’Economiste en partenariat avec Sunergia souligne la situation de longue attente vécue par les jeunes en recherche d’emploi, une attente marquée par la fragilité économique, le manque de visibilité et un déséquilibre croissant entre la formation et les besoins du marché.
Un taux de chômage alarmant : la réalité des jeunes sans emploi
Le chômage des jeunes marocains demeure un problème de taille. Selon l’enquête, le taux de chômage chez les jeunes atteint des niveaux records, avec 37,2 % de la tranche des 15-24 ans sans emploi en 2025. Ce chiffre, déjà préoccupant, est aggravé par la durée du chômage, qui dépasse fréquemment un an pour de nombreux jeunes. En moyenne, les jeunes restent 14 mois sans emploi, un temps suffisant pour voir l’espoir s’effriter et les aspirations professionnelles se transformer en frustration.
Ce chômage de longue durée ne fait pas qu'affecter la stabilité économique des jeunes ; il crée également un sentiment de perte de contrôle et d’incertitude pour cette génération. Nombreux sont ceux qui, malgré leur détermination à trouver un emploi, se retrouvent à faire face à un marché de l’emploi saturé où l’expérience semble plus importante que le diplôme, et où le recours à des réseaux informels devient indispensable. La recherche d’emploi devient ainsi une véritable course sans fin, alimentée par un manque de visibilité quant aux opportunités réelles.
Les jeunes face à un marché du travail saturé et peu flexible
Le marché du travail marocain est en constante évolution, mais il reste difficile d’accès pour une grande partie de la jeunesse. L’enquête met en lumière la difficulté de l’insertion professionnelle pour les jeunes diplômés, qui peinent à trouver des postes correspondant à leur niveau de formation. La demande en emploi dans des secteurs comme l’administration publique, les grandes entreprises ou les organisations internationales reste limitée et trop compétitive. Les jeunes se retrouvent donc souvent dans des secteurs précaires et à faible rémunération, comme les centres d’appel, la sécurité privée ou la restauration.
L’un des principaux obstacles à l’emploi réside dans le décalage entre la formation académique et les exigences du marché du travail. De nombreux jeunes diplômés estiment que leurs études ne les préparent pas adéquatement aux compétences recherchées par les entreprises. Alors que l'employabilité devrait être un axe clé du système éducatif, une majorité de jeunes déplorent un écart flagrant entre ce qu’ils apprennent à l’université et ce qui est réellement demandé dans le monde professionnel. Ce manque d'adéquation entre les formations proposées et les besoins du marché se traduit par un désespoir croissant parmi les jeunes en quête d'emploi.
Les inégalités territoriales : un obstacle supplémentaire pour les jeunes ruraux
Si le chômage touche l’ensemble des jeunes marocains, il s’avère que les jeunes ruraux rencontrent des difficultés supplémentaires. Le manque d’infrastructures, d’opportunités locales, et l'isolement géographique des zones rurales accentuent l’inaccessibilité à l'emploi. Dans ces régions, les jeunes font face à une absence de mobilité géographique, ce qui limite leurs chances d’accès à des emplois stables. La problématique de l’infrastructure de transport est un obstacle majeur à l’employabilité des jeunes ruraux, qui se retrouvent souvent dans l’incapacité de se déplacer vers les centres urbains, où se concentrent les opportunités professionnelles.
En outre, les jeunes des zones rurales n'ont pas toujours les moyens d’investir dans des formations complémentaires ou d’accéder à des réseaux d’accompagnement professionnel. Les disparités d'accès à la formation entre zones urbaines et rurales contribuent également à creuser l'écart entre les jeunes issus de la ville et ceux de la campagne.
Un marché du travail informel et une précarité croissante
La précarité des jeunes travailleurs est une réalité omniprésente. Selon l’enquête, une majorité des jeunes chômeurs ont déjà occupé des emplois précaires, comme les centres d’appel ou la restauration rapide, des secteurs à forte rotation et avec une faible protection sociale. Ces emplois sont souvent perçus comme des solutions temporaires pour subvenir aux besoins immédiats, mais ils ne permettent ni un épanouissement professionnel, ni une stabilité économique.
Le recours aux réseaux informels reste un facteur clé d’insertion dans le marché du travail. L’enquête révèle que près de 60 % des jeunes considèrent que le "piston" joue un rôle aussi important que le CV. Cette réalité alimentée par la corruption et le manque de transparence dans le recrutement renforce le sentiment de désillusion chez les jeunes qui ne disposent pas de ces réseaux.
Une situation déprimante : des solutions urgentes pour rompre le cycle de précarité
Pour remédier à cette situation, des réformes structurelles sont nécessaires pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes. Premièrement, il est impératif de réformer le système éducatif pour mieux l’adapter aux exigences du marché du travail, en favorisant la formation pratique et l'intégration des soft skills dans les cursus académiques. Deuxièmement, le secteur privé doit être incité à créer davantage d’opportunités pour les jeunes, en augmentant la rémunération et en offrant des conditions de travail décentes.
Les programmes d'insertion professionnelle devraient également être renforcés, avec un soutien accru aux jeunes cherchant à se lancer dans l’entrepreneuriat ou à participer à des formations complémentaires. Enfin, un partenariat public-privé devrait être mis en place pour faciliter l'accès à l'emploi pour les jeunes issus des zones rurales, en favorisant leur mobilité géographique et en leur offrant des formations adaptées à leur environnement.
La jeunesse marocaine face à un avenir incertain
Le chômage des jeunes marocains est une crise nationale qui nécessite une réponse urgente et ciblée. En attendant des réformes structurelles, les jeunes restent pris dans un cycle de précarité et d’incertitude. Rompre ce cycle passe par une meilleure formation, l’ouverture de secteurs d’emploi plus vastes, et un soutien étatique pour accompagner cette jeunesse dans sa recherche de stabilité. Si ces réformes sont mises en place, il est possible de redonner espoir à une génération en quête d'avenir.
Un taux de chômage alarmant : la réalité des jeunes sans emploi
Le chômage des jeunes marocains demeure un problème de taille. Selon l’enquête, le taux de chômage chez les jeunes atteint des niveaux records, avec 37,2 % de la tranche des 15-24 ans sans emploi en 2025. Ce chiffre, déjà préoccupant, est aggravé par la durée du chômage, qui dépasse fréquemment un an pour de nombreux jeunes. En moyenne, les jeunes restent 14 mois sans emploi, un temps suffisant pour voir l’espoir s’effriter et les aspirations professionnelles se transformer en frustration.
Ce chômage de longue durée ne fait pas qu'affecter la stabilité économique des jeunes ; il crée également un sentiment de perte de contrôle et d’incertitude pour cette génération. Nombreux sont ceux qui, malgré leur détermination à trouver un emploi, se retrouvent à faire face à un marché de l’emploi saturé où l’expérience semble plus importante que le diplôme, et où le recours à des réseaux informels devient indispensable. La recherche d’emploi devient ainsi une véritable course sans fin, alimentée par un manque de visibilité quant aux opportunités réelles.
Les jeunes face à un marché du travail saturé et peu flexible
Le marché du travail marocain est en constante évolution, mais il reste difficile d’accès pour une grande partie de la jeunesse. L’enquête met en lumière la difficulté de l’insertion professionnelle pour les jeunes diplômés, qui peinent à trouver des postes correspondant à leur niveau de formation. La demande en emploi dans des secteurs comme l’administration publique, les grandes entreprises ou les organisations internationales reste limitée et trop compétitive. Les jeunes se retrouvent donc souvent dans des secteurs précaires et à faible rémunération, comme les centres d’appel, la sécurité privée ou la restauration.
L’un des principaux obstacles à l’emploi réside dans le décalage entre la formation académique et les exigences du marché du travail. De nombreux jeunes diplômés estiment que leurs études ne les préparent pas adéquatement aux compétences recherchées par les entreprises. Alors que l'employabilité devrait être un axe clé du système éducatif, une majorité de jeunes déplorent un écart flagrant entre ce qu’ils apprennent à l’université et ce qui est réellement demandé dans le monde professionnel. Ce manque d'adéquation entre les formations proposées et les besoins du marché se traduit par un désespoir croissant parmi les jeunes en quête d'emploi.
Les inégalités territoriales : un obstacle supplémentaire pour les jeunes ruraux
Si le chômage touche l’ensemble des jeunes marocains, il s’avère que les jeunes ruraux rencontrent des difficultés supplémentaires. Le manque d’infrastructures, d’opportunités locales, et l'isolement géographique des zones rurales accentuent l’inaccessibilité à l'emploi. Dans ces régions, les jeunes font face à une absence de mobilité géographique, ce qui limite leurs chances d’accès à des emplois stables. La problématique de l’infrastructure de transport est un obstacle majeur à l’employabilité des jeunes ruraux, qui se retrouvent souvent dans l’incapacité de se déplacer vers les centres urbains, où se concentrent les opportunités professionnelles.
En outre, les jeunes des zones rurales n'ont pas toujours les moyens d’investir dans des formations complémentaires ou d’accéder à des réseaux d’accompagnement professionnel. Les disparités d'accès à la formation entre zones urbaines et rurales contribuent également à creuser l'écart entre les jeunes issus de la ville et ceux de la campagne.
Un marché du travail informel et une précarité croissante
La précarité des jeunes travailleurs est une réalité omniprésente. Selon l’enquête, une majorité des jeunes chômeurs ont déjà occupé des emplois précaires, comme les centres d’appel ou la restauration rapide, des secteurs à forte rotation et avec une faible protection sociale. Ces emplois sont souvent perçus comme des solutions temporaires pour subvenir aux besoins immédiats, mais ils ne permettent ni un épanouissement professionnel, ni une stabilité économique.
Le recours aux réseaux informels reste un facteur clé d’insertion dans le marché du travail. L’enquête révèle que près de 60 % des jeunes considèrent que le "piston" joue un rôle aussi important que le CV. Cette réalité alimentée par la corruption et le manque de transparence dans le recrutement renforce le sentiment de désillusion chez les jeunes qui ne disposent pas de ces réseaux.
Une situation déprimante : des solutions urgentes pour rompre le cycle de précarité
Pour remédier à cette situation, des réformes structurelles sont nécessaires pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes. Premièrement, il est impératif de réformer le système éducatif pour mieux l’adapter aux exigences du marché du travail, en favorisant la formation pratique et l'intégration des soft skills dans les cursus académiques. Deuxièmement, le secteur privé doit être incité à créer davantage d’opportunités pour les jeunes, en augmentant la rémunération et en offrant des conditions de travail décentes.
Les programmes d'insertion professionnelle devraient également être renforcés, avec un soutien accru aux jeunes cherchant à se lancer dans l’entrepreneuriat ou à participer à des formations complémentaires. Enfin, un partenariat public-privé devrait être mis en place pour faciliter l'accès à l'emploi pour les jeunes issus des zones rurales, en favorisant leur mobilité géographique et en leur offrant des formations adaptées à leur environnement.
La jeunesse marocaine face à un avenir incertain
Le chômage des jeunes marocains est une crise nationale qui nécessite une réponse urgente et ciblée. En attendant des réformes structurelles, les jeunes restent pris dans un cycle de précarité et d’incertitude. Rompre ce cycle passe par une meilleure formation, l’ouverture de secteurs d’emploi plus vastes, et un soutien étatique pour accompagner cette jeunesse dans sa recherche de stabilité. Si ces réformes sont mises en place, il est possible de redonner espoir à une génération en quête d'avenir.