Cigarettes : une nouvelle hausse des prix attendue au 1er janvier 2026


Rédigé par le Vendredi 2 Janvier 2026



Au 1er janvier 2026, le prix des cigarettes doit augmenter à nouveau, dans la continuité des politiques de lutte contre le tabagisme. Une mesure qui vise à réduire la consommation, mais dont les effets réels dépendront des contrôles et des alternatives offertes aux fumeurs.

Un impact discuté entre santé, pouvoir d’achat et marché parallèle.

La hausse annoncée des prix des cigarettes au 1er janvier 2026 s’inscrit dans une stratégie largement utilisée à l’échelle internationale : rendre le tabac moins accessible grâce à la fiscalité. L’idée est simple sur le papier. Le tabac étant un produit fortement addictif et responsable de maladies lourdes, l’augmentation du prix agit comme un frein, en particulier chez les jeunes et les fumeurs occasionnels, plus sensibles aux variations de coût.

Au Maroc, comme ailleurs, le prix final dépend d’un ensemble de paramètres : taxes spécifiques et ad valorem, marges de distribution, politique tarifaire des fabricants et règles de commercialisation. Lorsqu’un nouveau barème fiscal entre en vigueur, l’effet se répercute généralement sur l’ensemble du marché, avec des ajustements parfois différenciés selon les marques et segments. Les consommateurs, eux, arbitrent : réduction du nombre de cigarettes, bascule vers des références moins chères, achats groupés, ou tentatives de contournement via des circuits informels.

C’est là que se joue une partie du débat. Les autorités sanitaires mettent en avant un objectif de santé publique : faire baisser la prévalence du tabagisme et, à terme, les coûts humains et financiers des maladies liées au tabac. Les économistes de la santé rappellent que la hausse des prix est, statistiquement, l’un des outils les plus efficaces lorsqu’elle est régulière et suffisamment marquée. Mais l’efficacité peut être limitée si le marché parallèle se développe, si les contrôles sont insuffisants ou si l’offre de sevrage reste peu accessible.

L’autre enjeu est social. Le tabagisme touche fortement les catégories modestes, et une hausse de prix peut peser davantage sur les budgets déjà contraints. Les défenseurs de la mesure répondent que l’argument du pouvoir d’achat ne doit pas masquer l’enjeu sanitaire, et que la solution devrait passer par des dispositifs d’accompagnement : accès facilité aux consultations de sevrage, campagnes ciblées, prévention à l’école, et lutte plus ferme contre la contrebande.

Au fond, l’augmentation au 1er janvier 2026 ne peut être pleinement jugée qu’à l’aune de ses effets concrets : évolution des ventes légales, recul du tabagisme chez les jeunes, et capacité de l’État à éviter que la hausse ne déplace simplement la consommation vers l’informel.




Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la… En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 2 Janvier 2026
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