Laâyoune n’est plus seulement une ville en développement. Elle s’impose, progressivement mais sûrement, comme un point d’ancrage du commerce extérieur national. L’accueil de la 5ᵉ étape de la Caravane régionale du commerce extérieur en est une illustration concrète. Organisée par PortNet, en partenariat avec plusieurs acteurs institutionnels, cette rencontre réunie opérateurs économiques, experts et décideurs autour d’un objectif clair : mieux intégrer les entreprises locales dans les circuits du commerce international.
Dès les premiers échanges, un constat s’est imposé. Le commerce extérieur marocain entre dans une phase où la rapidité et la simplification des procédures deviennent décisives. Dans ce contexte, la plateforme PortNet apparaît comme un outil structurant. Elle permet de digitaliser les formalités, de réduire les délais et de limiter les lourdeurs administratives qui freinent encore certains opérateurs. Sur le terrain, plusieurs participants reconnaissent une amélioration tangible, même si des marges de progression subsistent.
Mais l’enjeu dépasse la seule question des procédures. Les discussions ont rapidement glissé vers les atouts spécifiques des provinces du Sud. L’économie bleue, d’abord, avec un potentiel encore largement sous-exploité. Les énergies renouvelables, ensuite, qui positionnent déjà la région comme un territoire d’expérimentation et d’investissement. Enfin, le levier logistique, souvent sous-estimé, mais essentiel dans une logique d’ouverture vers les marchés africains et européens.
Ce positionnement géographique, à la croisée de plusieurs flux commerciaux, renforce l’ambition de faire de Laâyoune un véritable hub régional. Une ambition qui ne relève plus du discours, mais qui commence à se traduire par des initiatives concrètes et des dynamiques d’investissement.
Cette caravane s’inscrit dans une stratégie plus large visant à rapprocher les politiques publiques des réalités locales. L’idée est simple : donner aux entreprises, notamment les PME, les outils et les clés pour se projeter à l’international.
À Laâyoune, le développement du commerce extérieur ne se joue plus uniquement dans les grands pôles traditionnels. Il se construit aussi dans les territoires émergents, là où les opportunités sont encore à structurer, mais bien réelles.