Conseil de la paix : Des problèmes juridiques jusqu'au cou et aucun financement officiel selon le Financial Times


Rédigé par le Jeudi 4 Juin 2026

Le Conseil de la paix pour la reconstruction de Gaza créé par Trump n'a toujours pas de financement officiel



Aucun financement officiel

Le président américain Donald Trump tient la charte lors d'une cérémonie de signature dans le cadre de son initiative "Conseil de la paix". © Markus Schreiber, AP
Créé de toutes pièces en janvier par Donald Trump, le Conseil de la paix pour la reconstruction de Gaza est empêtré dans des problèmes juridiques et ne dispose d'aucun financement officiel, malgré des promesses atteignant des milliards de dollars. Le Financial Times affirmait mercredi dernier, " qu ' aucun dispositif de transparence indépendant n'est en place". 

Des problèmes juridiques jusqu'au cou et aucun financement officiel.

Selon une source proche du dossier cité par l'AFP, mercredi 27 mai, le Conseil de la paix créé par Donald Trump est mal parti, malgré des promesses atteignant des milliards de dollars. Créé de toutes pièces en janvier par le président américain, qui est censé le diriger personnellement y compris lorsqu'il aura quitté la Maison Blanche, le Conseil n'a pas reçu le moindre dollar, a-t-on ajouté de même source.

Le Fonds, administré par la Banque mondiale (BM) et approuvé par l'ONU, a été pensé pour la phase de reconstruction et de développement de la bande de Gaza , qui n'a pas encore débuté, a précisé cette source pour justifier le non- financement du conseil.

Plutôt que d'utiliser ce fonds, le conseil a reçu des dons directement sur un compte à la banque JPMorgan, a déclaré le porte-parole du conseil au quotidien économique le Financial Times (FT).Trump avait imaginé ce comité pour le petit territoire de l'enclave côtière palestinienne , où Israël et le Hamas ont conclu en octobre un cessez-le-feu soutenu par les États-Unis.

Le ticket d'entrée y est d'un milliard de dollars pour un siège permanent.Mais , depuis les grandes nations européennes boudent ce forum, qui accorde une large place aux partenaires historiques des États-Unis au Moyen-Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux petits pays désireux d'attirer son attention.Récemment, le président indonésien Prabowo Subianto avait exclu que son pays paye le milliard de dollars réclamé.Le FT indique que de petits versements ont permis de payer notamment le bureau du Haut représentant Nikolaï Mladenov.

Les Émirats arabes unis ont également accordé 100 millions de dollars pour former une nouvelle force de police à Gaza, mais les fonds sont gelés.

En avril, les Nations unies et l'Union européenne avaient évalué à 71,4 milliards de dollars (61,3 milliards d'euros) les besoins de reconstruction pour les dix prochaines années à Gaza, selon une étude menée avec la Banque mondiale.

Nikolaï Mladenov avait de son côté mis en garde la semaine dernière contre le risque que le "statu quo" actuel, basé sur un cessez-le-feu imparfait dans un territoire divisé et ravagé, devienne "permanent". Jeudi dernier , trois ONG internationales avaient  alerté sur une situation humanitaire à Gaza toujours "catastrophique, avec d'importants écarts entre les engagements pris et leur mise en œuvre sur le terrain".

L'attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre de Gaza, a fait 1 221 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Plus de  372 800 Palestiniens ont été tués dans la campagne militaire de représailles menée par Israël, dont plus de 900 depuis le cessez-le-feu d'octobre 2025, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Hafid Fassi Fihri Avec AFP




Hafid Fassi Fihri est un journaliste atypique , un personnage hors-normes . Ce qu'il affectionne, le… En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 4 Juin 2026
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