Couple ou Ring de boxe ? Quand l’amour devient une guerre silencieuse..


​Dans un nouvel épisode de l’émission « Trauma », diffusée pendant le mois de Ramadan, la journaliste Amal Houari reçoit la coach Dounia Oudghiri pour aborder un sujet aussi délicat que central : la manière dont les traumatismes psychologiques influencent les relations entre hommes et femmes, jusqu’à transformer parfois le couple en un véritable champ de bataille.



“Gagner la relation ou gagner la bataille ?” La question qui dérange les couples modernes

Dès l’entame, l’émission pose un constat clair : chaque individu vit et absorbe le traumatisme différemment. Certains en portent les stigmates de façon visible, d’autres les enfouissent, mais leurs effets ressurgissent souvent dans la relation amoureuse. Selon Dounia Oudghiri, la vraie question n’est pas seulement l’existence du traumatisme, mais la capacité et la volonté de la personne à le reconnaître et à se soigner. Sans cette démarche, les blessures non résolues deviennent des sources de conflits permanents.

L’épisode s’attarde longuement sur un phénomène de plus en plus répandu : les relations fondées sur le rapport de force, le fameux « qui gagne, qui perd ». Dans ces couples, chacun cherche à imposer sa vision, sa parole, son autorité. Or, rappelle la coach, une relation ne peut pas fonctionner comme une guerre : si l’objectif est de gagner la bataille, la relation est déjà perdue.

Les racines de cette violence symbolique se trouvent souvent dans l’enfance et l’éducation. Des messages sociaux profondément ancrés – « un homme ne pleure pas », « un homme ne cède pas », « une femme ne doit pas diriger » – construisent des adultes prisonniers de rôles rigides. À cela s’ajoute l’impact massif des réseaux sociaux, qui diffusent des modèles extrêmes et opposés : hommes dominants contre femmes ultra-indépendantes, nourrissant incompréhensions et frustrations.

Ces traumatismes d’enfance qui sabotent nos histoires d’amour sans qu’on le sache

L’émission démonte également l’idée très en vogue de l’auto-suffisance affective. « Je n’ai besoin de personne » est, selon la coach, un mensonge que l’on se raconte pour se protéger. L’être humain est fondamentalement relationnel, et une relation saine repose sur la complémentarité, l’équilibre et l’écoute, non sur la domination ou la négation de l’autre.

En conclusion, « Trauma » propose une approche concrète et accessible : éliminer le langage de l’accusation, privilégier le respect, renforcer la communication, reconnaître les efforts de l’autre et poser des limites claires. Une règle simple résume tout : offrir à l’autre ce que l’on souhaite recevoir.
Un message fort, particulièrement pertinent durant le Ramadan, mois de remise en question, de réparation intérieure et de reconstruction des liens.
Samedi 21 Février 2026

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