La procédure s’appuie sur un dossier de 120 pages élaboré par un collectif d’organisations, parmi lesquelles Irish Sport for Palestine, Scottish Sport for Palestine, Just Peace Advocates, Euro-Med Human Rights Monitor et Sport Scholars for Justice in Palestine.
Des acteurs du football palestinien — joueurs, clubs — ainsi que des propriétaires fonciers et une ONG locale de défense des droits humains se sont associés à cette initiative.
Au centre des accusations figure la participation de clubs israéliens implantés dans des colonies situées en territoire palestinien occupé. Les plaignants reprochent à la FIFA et à l’UEFA d’autoriser ces équipes à disputer des compétitions officielles sous l’égide de la fédération israélienne. Ils dénoncent notamment l’utilisation d’infrastructures sportives construites, selon eux, sur des terres confisquées.
D’après le média The Athletic, l’UEFA avait envisagé en septembre 2025 l’organisation d’un vote sur une éventuelle exclusion d’Israël de ses compétitions. Cette initiative aurait finalement été abandonnée après un cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas, sous médiation américaine.
Cette plainte illustre une nouvelle fois la tension croissante entre sport et géopolitique, les instances dirigeantes du football se retrouvant confrontées à des enjeux dépassant largement le cadre du terrain. Reste désormais à savoir si la CPI décidera d’ouvrir une enquête, dans un dossier aux implications potentiellement majeures.