Cratères béants, remplis d’eau de pluie barrent la route menant à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Souissi.


Par Dr Anwar CHERKAOUI.

Il suffit parfois d’une simple flaque d’eau pour révéler une grande faillite urbaine.

À la cité Al Irfane, à Rabat, quartier universitaire de la capitale du Royaume, ce ne sont plus de simples flaques, mais de véritables cratères béants, remplis d’eau de pluie, qui barrent la route menant à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Souissi.



Que l’on se détrompe.

Ces images ne viennent ni de Sidi Kacem ni de Ksar El Kbir, villes éprouvées par les inondations. 

Elles sont prises au cœur de Rabat, dans un quartier universitaire stratégique, emprunté quotidiennement par des milliers d’étudiants, d’enseignants et de cadres administratifs. 

Une route censée mener au savoir, à l’excellence académique et à la formation des élites, mais qui ressemble aujourd’hui à un parcours d’obstacles indigne.

Chaque pluie transforme cette rue en calvaire. Voitures embourbées, piétons contraints de zigzaguer, étudiants éclaboussés, enseignants retardés, risques réels d’accidents. 

Le bitume est défoncé, l’eau stagne, et l’indifférence semble s’être installée durablement.

Comment accepter qu’un axe aussi sensible soit laissé dans un tel état de délabrement ?

La situation n’est pas seulement inconfortable, elle est humiliante pour une capitale qui se veut moderne, verte, intelligente et rayonnante. 

Rabat, ville des lumières, ne peut tolérer que l’accès à l’une de ses plus importantes institutions universitaires se fasse par une route sinistrée, dangereuse et abandonnée.

Il ne s’agit plus de promesses, ni de diagnostics supplémentaires. 

Il s’agit d’une urgence urbanistique. 

Les responsables de la ville, les élus locaux, les services techniques et les autorités compétentes sont aujourd’hui interpellés.

Le temps de l’attente est révolu. 

Les travaux nécessaires doivent être engagés sans délai, avec sérieux, durabilité et respect des usagers.

Réparer cette route, ce n’est pas seulement reboucher des trous. 
C’est respecter les étudiants, honorer les enseignants, protéger les citoyens et être à la hauteur du statut de Rabat.

Laisser perdurer cette situation, c’est accepter que la négligence prenne le pas sur la responsabilité.

La route qui mène aux sciences juridiques ne peut rester un symbole de désordre. 

Elle doit redevenir ce qu’elle aurait toujours dû être : un chemin digne vers le savoir et le droit.

Par Dr Anwar CHERKAOUI.


Mercredi 11 Février 2026

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