Crédit du Maroc : un premier semestre porté par l'activité et la baisse du risque


Rédigé par La Rédaction le Lundi 3 Aout 2026

Crédit du Maroc a terminé le premier semestre 2026 avec un résultat net part du groupe de 532 millions de dirhams, en hausse de 19,4 %. Le produit net bancaire progresse de 7,8 % à 1,91 milliard de dirhams, tandis que le coefficient d'exploitation s'améliore à 45 %. Ces chiffres invitent aussi à regarder au-delà du bénéfice pour évaluer la qualité du crédit et la capacité du secteur bancaire à financer l'économie réelle.



Une rentabilité soutenue par plusieurs moteurs

Le conseil de surveillance, réuni le 27 juillet, a arrêté des comptes faisant ressortir une progression de la plupart des indicateurs. L'amélioration du produit net bancaire indique que l'activité courante génère davantage de revenus, tandis que la maîtrise des charges renforce l'efficacité opérationnelle, reflétée par un coefficient d'exploitation ramené à 45 %. La baisse du coût du risque joue également un rôle important : un recul des provisions peut signaler une amélioration de la qualité du portefeuille, mais il doit être observé sur plusieurs périodes.
 
 
La reprise agricole, le tourisme et l'investissement peuvent soutenir les entreprises, tandis que certains ménages restent exposés au coût du logement. Le bénéfice semestriel ne permet donc pas, à lui seul, de conclure à une amélioration uniforme : il faut examiner la répartition des financements et la solidité des garanties, en particulier pour les petites entreprises.

Le test de l'inclusion financière et du financement des PME

Les grands groupes disposent généralement d'un accès plus facile aux financements. Les très petites, petites et moyennes entreprises rencontrent davantage de difficultés : historique comptable limité, garanties insuffisantes, saisonnalité. La digitalisation peut réduire les délais de traitement, mais elle ne doit pas conduire à exclure mécaniquement les entreprises dont les données sont incomplètes.
 
 
Les résultats de Crédit du Maroc illustrent la nécessité d'une concurrence fondée sur la qualité de service : procédures lisibles, tarification transparente, traitement rapide des réclamations. Les 532 millions de dirhams de bénéfice marquent une étape favorable. Le second semestre déterminera si cette trajectoire peut être maintenue sans relâcher les standards de prudence, dans un environnement où les besoins de financement des entreprises restent considérables.




Lundi 3 Aout 2026
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