Une rencontre artistique singulière se déploie au cœur des jardins andalous du Musée national des bijoux à Rabat, réunissant l’ombre inspiratrice de Salvador Dalí et la créatrice marocaine Zhor Raïs, qui traduit cet imaginaire dans des caftans d’un nouveau genre.
Intitulée « Dali Dyali: Tissage du rêve », l’exposition puise dans des sculptures et motifs daliniens pour prolonger leur esprit dans des caftans respectant la structure et l’identité de l’habit marocain, tout en s’ouvrant aux territoires de la surréalité, au-delà des contraintes et des cadres du réel.
En marge du vernissage, organisé jeudi au Musée de la Kasbah des Oudayas, lieu emblématique de l’histoire du Maroc, Fatima-Zahra Khalifi, conservatrice du Musée national des bijoux, confie à Hespress que l’événement « instaure un dialogue entre le caftan marocain et l’univers artistique de Salvador Dalí ».
La conservatrice précise que le projet de Zhor Raïs adopte « une approche transversale du costume, en tant qu’objet culturel et médium créatif. En le dégageant de sa fonction d’usage, le caftan devient un support d’expression plastique et symbolique », une perspective qui « met en lumière les interactions entre art, artisanat et création contemporaine, et ouvre de nouvelles voies de lecture des formes, des matières et des significations liées au caftan ».
Considéré comme un vêtement patrimonial issu de savoir-faire ancestraux, forgé dans des contextes historiques et géographiques variés, le caftan repose sur des techniques spécifiques de tissage, broderie et ornementation transmises de génération en génération. L’exposition le réaffirme comme un « patrimoine vivant », animé par l’échange entre mémoire collective et pratiques contemporaines, et par la continuité des connaissances dans des cadres sans cesse renouvelés.
Cette relecture du caftan à la lumière d’un imaginaire autre n’abolit pas ses usages sociaux et festifs. Elle rappelle que le caftan accompagne les grandes étapes de la vie familiale et communautaire, tient un rôle de représentation et participe à la construction et à la transmission de l’identité culturelle marocaine. Le rendez-vous créatif souligne que la pérennité du caftan tient à sa capacité d’adaptation, intégrant des transformations formelles et esthétiques sans rompre avec ses fondements techniques et symboliques.
L’exposition évoque également l’inscription du caftan marocain sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, comme une consécration d’un parcours dynamique fait de transmission, réinvention et innovation, et une reconnaissance du caftan en tant que patrimoine vivant où dialoguent mémoire, pratiques contemporaines et savoirs continus.
Intitulée « Dali Dyali: Tissage du rêve », l’exposition puise dans des sculptures et motifs daliniens pour prolonger leur esprit dans des caftans respectant la structure et l’identité de l’habit marocain, tout en s’ouvrant aux territoires de la surréalité, au-delà des contraintes et des cadres du réel.
En marge du vernissage, organisé jeudi au Musée de la Kasbah des Oudayas, lieu emblématique de l’histoire du Maroc, Fatima-Zahra Khalifi, conservatrice du Musée national des bijoux, confie à Hespress que l’événement « instaure un dialogue entre le caftan marocain et l’univers artistique de Salvador Dalí ».
La conservatrice précise que le projet de Zhor Raïs adopte « une approche transversale du costume, en tant qu’objet culturel et médium créatif. En le dégageant de sa fonction d’usage, le caftan devient un support d’expression plastique et symbolique », une perspective qui « met en lumière les interactions entre art, artisanat et création contemporaine, et ouvre de nouvelles voies de lecture des formes, des matières et des significations liées au caftan ».
Considéré comme un vêtement patrimonial issu de savoir-faire ancestraux, forgé dans des contextes historiques et géographiques variés, le caftan repose sur des techniques spécifiques de tissage, broderie et ornementation transmises de génération en génération. L’exposition le réaffirme comme un « patrimoine vivant », animé par l’échange entre mémoire collective et pratiques contemporaines, et par la continuité des connaissances dans des cadres sans cesse renouvelés.
Cette relecture du caftan à la lumière d’un imaginaire autre n’abolit pas ses usages sociaux et festifs. Elle rappelle que le caftan accompagne les grandes étapes de la vie familiale et communautaire, tient un rôle de représentation et participe à la construction et à la transmission de l’identité culturelle marocaine. Le rendez-vous créatif souligne que la pérennité du caftan tient à sa capacité d’adaptation, intégrant des transformations formelles et esthétiques sans rompre avec ses fondements techniques et symboliques.
L’exposition évoque également l’inscription du caftan marocain sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, comme une consécration d’un parcours dynamique fait de transmission, réinvention et innovation, et une reconnaissance du caftan en tant que patrimoine vivant où dialoguent mémoire, pratiques contemporaines et savoirs continus.