De la protection à l’émancipation : la vision sociale portée par l'Istiqlal


Rédigé par le Samedi 4 Juillet 2026

Dans son intervention consacrée au pacte national pour la famille marocaine, Nizar Baraka a dédié une place centrale à la question sociale. Son approche repose sur une conviction simple mais exigeante : la famille doit être considérée comme le premier rempart contre les inégalités et non comme la dernière victime des fragilités économiques. À travers cette perspective, le Parti de l’Istiqlal affirme une vision où la protection sociale ne se réduit pas à l’aide immédiate, mais devient un chemin vers la dignité, l’autonomie et la responsabilité.



Dépasser la logique d’assistance pour construire un parcours national d’autonomisation des familles.

Le secrétaire général de l’Istiqlal a salué les avancées majeures réalisées par le Maroc dans le cadre du chantier Royal de la protection sociale, notamment l’aide sociale directe destinée aux familles les plus vulnérables. Il a souligné que cette réforme constitue une étape historique dans la construction de l’État social, en garantissant un revenu minimal aux ménages les plus fragiles et en contribuant à préserver leur dignité face aux chocs économiques et sociaux.

Mais Nizar Baraka ne s’est pas contenté de défendre la protection. Il a surtout insisté sur la nécessité de transformer cette protection en véritable levier d’émancipation. Dans son discours, l’aide sociale ne doit jamais devenir une finalité permanente. Elle doit être pensée comme un point d’appui permettant aux familles de retrouver progressivement leur indépendance économique. Cette nuance est importante : elle révèle une conception exigeante de la solidarité, qui protège sans installer dans l’attente, qui accompagne sans infantiliser.

C’est dans cet esprit que le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal a proposé la mise en place d’un parcours national d’autonomisation des familles. L’objectif est clair : permettre à chaque famille bénéficiaire de sortir durablement de la pauvreté dans un délai maximal de cinq ans. Ce parcours serait fondé sur quatre piliers complémentaires : le renforcement des compétences, l’intégration dans le marché du travail, l’accès aux activités génératrices de revenus et l’accompagnement social de proximité.

Cette proposition donne une profondeur particulière à la vision sociale de l’Istiqlal. Elle ne sépare pas l’aide publique de l’effort productif. Elle ne réduit pas les familles vulnérables à leurs difficultés. Elle les considère au contraire comme des forces potentielles, capables de construire leur avenir dès lors que l’État leur ouvre les bonnes portes. Nizar Baraka résume cette philosophie à travers une formule forte : “un État qui protège, une famille qui produit”.

Le discours a également mis en garde contre la transmission intergénérationnelle de la pauvreté, décrite comme l’une des formes les plus dangereuses de l’injustice sociale. Pour l’Istiqlal, le véritable succès de l’État social ne consiste pas seulement à soulager les souffrances présentes, mais à empêcher que la précarité ne se transmette des parents aux enfants. Il s’agit de permettre à chaque famille de léguer à ses enfants non pas la fragilité, mais l’espérance, la dignité et les chances de réussite.

À travers cette approche, Nizar Baraka confirme une orientation profondément sociale, mais aussi profondément réaliste. Le Parti de l’Istiqlal ne promet pas une assistance sans horizon. Il propose une politique de protection active, capable de concilier justice sociale, responsabilité familiale et développement économique. Dans une période où les Marocains attendent des réponses sérieuses aux défis du quotidien, cette vision a le mérite de parler à la fois au cœur et à la raison.




Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la… En savoir plus sur cet auteur
Samedi 4 Juillet 2026
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