Démarchage en France : jusqu’à 50 000 emplois marocains potentiellement exposés


Rédigé par La Redaction le Mardi 25 Aout 2026



Depuis le 11 août, la France interdit aux entreprises de démarcher téléphoniquement les particuliers sans consentement préalable. La règle s’applique aussi aux prestataires étrangers travaillant pour des sociétés françaises, explique Courrier international. Les centres d’appels marocains orientés vers ce marché sont donc directement concernés par le passage d’un régime d’opposition à une obligation de consentement en amont.

 

Dans une réponse écrite au Parlement marocain citée par le journal, le ministre de l’Inclusion économique, Younes Sekkouri, avait estimé en mars que la réforme pourrait affecter entre 40 000 et 50 000 emplois au Maroc. Cette fourchette décrit une exposition potentielle, pas un nombre de suppressions déjà constatées. L’impact dépendra notamment du type d’activité de chaque centre et de sa capacité à obtenir des contacts consentis.

 

Les entreprises spécialisées dans la télévente apparaissent les plus vulnérables. Courrier international indique que les grands acteurs avaient déjà engagé une diversification, tandis que les petites structures semblent davantage exposées. Pour les salariés marocains, l’enjeu concret porte sur la vitesse de cette transition vers le service client, l’assistance technique ou d’autres prestations qui ne reposent pas sur l’appel commercial non sollicité.

 

Cette décision française rappelle la dépendance de certains métiers externalisés aux règles adoptées sur leurs marchés clients. Au Maroc, la réponse durable passe par la diversification des activités et des débouchés, ainsi que par l’accompagnement des compétences. L’article ne fournit toutefois ni bilan d’emplois perdus depuis l’entrée en vigueur ni ventilation régionale du risque.





Mardi 25 Aout 2026
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