Dans une avancée scientifique susceptible de transformer la prise en charge de l’inflammation, des chercheurs britanniques ont mis au jour un “mécanisme de freinage” naturel que le corps utilise pour stopper les réactions inflammatoires nocives et soulager la douleur, sans compromettre la capacité du système immunitaire à lutter contre les infections.
L’inflammation est une arme à double tranchant: première ligne de défense contre les agents pathogènes, elle peut devenir néfaste lorsqu’elle persiste, contribuant à des maladies comme les cardiopathies, le diabète ou l’arthrite. À l’University College London (UCL), l’équipe a identifié un type de cellules immunitaires, les monocytes intermédiaires qui alimentent la prolongation de l’inflammation et favorisent sa chronicité.
L’inflammation est une arme à double tranchant: première ligne de défense contre les agents pathogènes, elle peut devenir néfaste lorsqu’elle persiste, contribuant à des maladies comme les cardiopathies, le diabète ou l’arthrite. À l’University College London (UCL), l’équipe a identifié un type de cellules immunitaires, les monocytes intermédiaires qui alimentent la prolongation de l’inflammation et favorisent sa chronicité.
Des lipides comme “mécanisme de frein”
Publiée dans Nature Communications, l’étude révèle l’existence de petites molécules lipidiques, les epoxy‑oxylipines, qui jouent le rôle de “coup de sifflet final” pour la réponse immunitaire. Elles assurent trois fonctions clés:
- Brider l’activité des cellules contribuant à l’inflammation chronique
- Accélérer la guérison en guidant la transition de la phase de défense vers la phase de réparation
- Atténuer de manière notable les signaux douloureux.
Fait marquant, cette voie naturelle à la différence de nombreux traitements actuels, réduit la douleur et l’inflammation délétère tout en préservant les manifestations utiles de l’inflammation (rougeur, tuméfaction locale), garantes d’une immunité efficace.
Une preuve chez des volontaires sains
Au‑delà des essais in vitro, les chercheurs ont conduit une étude chez des volontaires, en deux temps:
- Induction d’une inflammation locale: injection d’E. coli inactivées dans l’avant‑bras pour provoquer une réaction inflammatoire physiologique (douleur, chaleur, rougeur, gonflement)
- Intervention pharmacologique: administration à certains participants d’un médicament expérimental inhibant la dégradation des epoxy‑oxylipines, prolongeant ainsi leur action protectrice.
Résultat: chez les sujets présentant des niveaux accrus de ces lipides, la douleur s’est dissipée plus rapidement et les cellules pro‑inflammatoires ont diminué, tout en conservant un état d’alerte immunitaire normal.
Vers des alternatives plus sûres aux antalgiques classiques
Bien que préliminaires et fondées sur des essais de petite taille chez des volontaires sains, ces travaux confortent l’idée que l’organisme dispose d’outils endogènes fins pour réguler l’inflammation, potentiellement mobilisables en thérapeutique. Ils ouvrent la voie à une nouvelle génération de médicaments qui ne se contentent pas de masquer la douleur, mais s’appuient sur la physiologie du corps pour mettre fin aux “conflits internes” de manière intelligente.
Les chercheurs espèrent qu’à l’issue d’études plus larges, ces découvertes conduiront à des traitements plus sûrs pour les patients souffrant de maladies cardiovasculaires, d’affections articulaires et d’autres états inflammatoires chroniques, en réduisant la dépendance aux antalgiques traditionnels, souvent associés à des effets indésirables gastro‑intestinaux ou à une immunité affaiblie.
- Brider l’activité des cellules contribuant à l’inflammation chronique
- Accélérer la guérison en guidant la transition de la phase de défense vers la phase de réparation
- Atténuer de manière notable les signaux douloureux.
Fait marquant, cette voie naturelle à la différence de nombreux traitements actuels, réduit la douleur et l’inflammation délétère tout en préservant les manifestations utiles de l’inflammation (rougeur, tuméfaction locale), garantes d’une immunité efficace.
Une preuve chez des volontaires sains
Au‑delà des essais in vitro, les chercheurs ont conduit une étude chez des volontaires, en deux temps:
- Induction d’une inflammation locale: injection d’E. coli inactivées dans l’avant‑bras pour provoquer une réaction inflammatoire physiologique (douleur, chaleur, rougeur, gonflement)
- Intervention pharmacologique: administration à certains participants d’un médicament expérimental inhibant la dégradation des epoxy‑oxylipines, prolongeant ainsi leur action protectrice.
Résultat: chez les sujets présentant des niveaux accrus de ces lipides, la douleur s’est dissipée plus rapidement et les cellules pro‑inflammatoires ont diminué, tout en conservant un état d’alerte immunitaire normal.
Vers des alternatives plus sûres aux antalgiques classiques
Bien que préliminaires et fondées sur des essais de petite taille chez des volontaires sains, ces travaux confortent l’idée que l’organisme dispose d’outils endogènes fins pour réguler l’inflammation, potentiellement mobilisables en thérapeutique. Ils ouvrent la voie à une nouvelle génération de médicaments qui ne se contentent pas de masquer la douleur, mais s’appuient sur la physiologie du corps pour mettre fin aux “conflits internes” de manière intelligente.
Les chercheurs espèrent qu’à l’issue d’études plus larges, ces découvertes conduiront à des traitements plus sûrs pour les patients souffrant de maladies cardiovasculaires, d’affections articulaires et d’autres états inflammatoires chroniques, en réduisant la dépendance aux antalgiques traditionnels, souvent associés à des effets indésirables gastro‑intestinaux ou à une immunité affaiblie.