Je suis senior, Marocain, diabétique, hypertendu et suivi pour une insuffisance rénale aujourd’hui stabilisée sous traitement. Je ne cherche donc ni une montre pour battre mon record au marathon ni un gadget supplémentaire à recharger tous les soirs. Je cherche éventuellement un compagnon de surveillance capable de m’aider à mieux observer quelques paramètres de santé entre deux consultations.
J’ai donc posé la question à mon médecin.
Et en lisant parallèlement le comparatif publié ce 16 août 2026 par ZDNet entre l’Apple Watch Ultra 3 et la Samsung Galaxy Watch Ultra 2, je me suis aperçu que le bon choix ne dépend finalement pas de la montre la plus spectaculaire, mais de ce que l’on souhaite réellement surveiller.
Une montre n’est pas un médecin
Premier principe indispensable : aucune de ces montres ne remplace un tensiomètre médical, un glucomètre, un capteur de glucose continu, une analyse sanguine ou une consultation.
Apple le rappelle d’ailleurs explicitement : l’Apple Watch n’est pas destinée à remplacer le médecin pour le diagnostic, le traitement ou la surveillance de l’hypertension. Plus étonnant encore dans mon cas, la fonction de notification d’hypertension d’Apple n’est pas destinée aux personnes chez lesquelles une hypertension a déjà été diagnostiquée.
Voilà qui change beaucoup de choses.
Si je sais déjà que je suis hypertendu et que je prends un traitement, une montre qui m’annonce éventuellement que je présente des signes d’hypertension possède nécessairement moins d’intérêt qu’un système capable de m’aider à suivre l’évolution de ma pression artérielle.
Sur ce terrain, Samsung prend aujourd’hui un avantage concret.
La Galaxy Watch Ultra 2 mesure la tension
La Galaxy Watch Ultra 2 permet d’effectuer des estimations de pression artérielle directement au poignet après calibration avec un véritable tensiomètre à brassard. Cette calibration doit être renouvelée régulièrement, ZDNet évoquant un intervalle d’environ trente jours.
Samsung présente également cette fonction sur son site destiné notamment au marché nord-africain : la Galaxy Watch Ultra 2 permet de suivre les valeurs systolique et diastolique via Samsung Health Monitor après calibration de la montre.
Pour un hypertendu traité, cela me paraît immédiatement plus intéressant.
Pas pour modifier soi-même ses médicaments à partir d’un chiffre affiché au poignet. Certainement pas.
Mais pour construire un historique.
8h15 : tension.
Après une marche : tension.
Après une journée stressante : évolution.
Pendant plusieurs semaines : tendance générale.
Ces données peuvent ensuite devenir intéressantes lors d’une consultation médicale, surtout lorsqu’elles sont confrontées aux mesures réalisées avec un véritable tensiomètre.
Pour mon diabète, attention au malentendu
C’est probablement le piège commercial le plus important.
Aucune de ces deux montres ne mesure directement ma glycémie simplement en regardant mon poignet.
Pour surveiller réellement le glucose, il faut aujourd’hui utiliser un lecteur de glycémie ou un dispositif de mesure continue du glucose, le fameux CGM. L’American Diabetes Association rappelle que ces capteurs mesurent régulièrement le glucose dans le liquide interstitiel et peuvent fournir des valeurs, des tendances ainsi que des alertes en cas de niveau trop bas ou trop élevé.
Une montre connectée peut éventuellement afficher les informations provenant d'un capteur compatible et rendre leur consultation beaucoup plus pratique. Mais la montre seule ne remplace pas le capteur.
C’est une distinction essentielle pour un diabétique.
Si demain un vendeur me promet une montre capable de surveiller ma glycémie sans capteur, sans prélèvement et sans dispositif médical agréé, ma première réaction devrait donc être la prudence.
Et mes reins dans tout cela ?
Mon insuffisance rénale étant stabilisée, la montre peut éventuellement m’aider indirectement : activité physique, fréquence cardiaque, sommeil, poids associé à d’autres appareils, habitudes quotidiennes ou rappels.
Mais elle ne mesure ni ma créatinine, ni mon débit de filtration glomérulaire, ni mon albuminurie.
Ces paramètres restent du domaine des analyses biologiques.
Même l’hydratation mérite de la prudence. Avec une maladie rénale, boire davantage n’est pas automatiquement meilleur. La National Kidney Foundation rappelle que les besoins en liquide doivent être adaptés au stade de la maladie rénale et, lorsque cela est nécessaire, définis avec le médecin ou le diététicien.
Une alerte de montre m’ordonnant de boire deux litres supplémentaires n’a donc aucune raison de passer devant les recommandations de mon néphrologue.
Apple reprend cependant l’avantage sur certains points
Le choix n’est pas complètement réglé pour autant.
Dans les tests de de la presse spécialisées, l’Apple Watch Ultra 3 s’est montrée plus convaincante dans le suivi du sommeil. On l’a comparée simultanément avec une bague Oura et un Garmin Index Sleep Monitor et rapporte un suivi plus régulier que celui de la Galaxy Watch Ultra 2.
Apple propose également l’ECG, le suivi de différents paramètres nocturnes, la fréquence cardiaque et des fonctions de détection liées notamment aux troubles du rythme ou au sommeil selon les pays où elles sont autorisées. L’Ultra 3 dispose en outre d’une connectivité satellite particulièrement intéressante pour une personne âgée qui voyage, marche seule ou se trouve ponctuellement loin d’une couverture mobile.
Pour un senior, la sécurité n’est pas un détail.
Pouvoir prévenir ses proches, partager sa position ou demander de l’aide peut finalement peser autant dans la balance qu’un score de sommeil.
Samsung, de son côté, va plus loin dans l’accompagnement quotidien. ZDNet relève son score d’énergie, ses indicateurs nocturnes, sa charge cardiovasculaire, ses scores de santé cardiaque, la composition corporelle et surtout son écosystème de coaching enrichi par l’intelligence artificielle.
Mon choix commencerait donc à se dessiner
Si ma priorité numéro un était l’intégration avec mon iPhone, la sécurité, le sommeil et l’écosystème Apple, l’Apple Watch Ultra 3 serait extrêmement séduisante.
Mais si je raisonne strictement à partir de mon profil médical — hypertension déjà diagnostiquée, diabète, nécessité de surveiller les tendances cardiovasculaires et volonté de présenter éventuellement des historiques à mon médecin — la Galaxy Watch Ultra 2 possède aujourd’hui un argument particulièrement difficile à ignorer : la mesure de la pression artérielle après calibration.
À condition, évidemment, de disposer d’un smartphone Samsung compatible et de vérifier que toutes les fonctions de Samsung Health Monitor souhaitées sont effectivement activées sur l’appareil vendu au Maroc, certaines fonctions médicales pouvant varier selon les pays et les autorisations réglementaires. Samsung le précise lui-même.
Je n’achèterais donc pas cette montre avant de demander au vendeur de me montrer concrètement la fonction tension artérielle en fonctionnement.
Mon médecin, ma montre et moi
Finalement, la réponse à ma question pourrait tenir en une phrase : je ne cherche pas une montre qui soigne mes maladies, mais une montre qui m’aide à mieux les documenter.
C’est une différence fondamentale.
Ma glycémie reste l’affaire de mon système de mesure du glucose.
Ma fonction rénale reste l’affaire de mes analyses biologiques et de mon néphrologue.
Mon traitement contre l’hypertension reste l’affaire de mon médecin.
Mais entre deux rendez-vous, une montre capable de suivre mon activité, mon sommeil, mon rythme cardiaque et surtout de constituer un historique régulier de ma pression artérielle peut devenir un nouvel instrument de dialogue avec le médecin.
La médecine connectée devient intéressante précisément lorsqu’elle cesse de prétendre remplacer la médecine.
Dans mon cas, après avoir posé la question sous cet angle, mon choix personnel pencherait donc plutôt vers la Galaxy Watch Ultra 2 pour sa capacité de suivi tensionnel, tout en conservant à proximité un véritable tensiomètre à brassard validé médicalement.
Et il faudrait probablement compléter le dispositif par quelque chose de beaucoup plus important que la montre elle-même : un système simple permettant à mon médecin de consulter quelques semaines de données pertinentes sans devoir parcourir des centaines de graphiques inutiles.
Car le véritable progrès ne sera pas d’avoir davantage de données de santé au poignet.
Ce sera de savoir lesquelles méritent réellement d’être regardées.
J’ai donc posé la question à mon médecin.
Et en lisant parallèlement le comparatif publié ce 16 août 2026 par ZDNet entre l’Apple Watch Ultra 3 et la Samsung Galaxy Watch Ultra 2, je me suis aperçu que le bon choix ne dépend finalement pas de la montre la plus spectaculaire, mais de ce que l’on souhaite réellement surveiller.
Une montre n’est pas un médecin
Premier principe indispensable : aucune de ces montres ne remplace un tensiomètre médical, un glucomètre, un capteur de glucose continu, une analyse sanguine ou une consultation.
Apple le rappelle d’ailleurs explicitement : l’Apple Watch n’est pas destinée à remplacer le médecin pour le diagnostic, le traitement ou la surveillance de l’hypertension. Plus étonnant encore dans mon cas, la fonction de notification d’hypertension d’Apple n’est pas destinée aux personnes chez lesquelles une hypertension a déjà été diagnostiquée.
Voilà qui change beaucoup de choses.
Si je sais déjà que je suis hypertendu et que je prends un traitement, une montre qui m’annonce éventuellement que je présente des signes d’hypertension possède nécessairement moins d’intérêt qu’un système capable de m’aider à suivre l’évolution de ma pression artérielle.
Sur ce terrain, Samsung prend aujourd’hui un avantage concret.
La Galaxy Watch Ultra 2 mesure la tension
La Galaxy Watch Ultra 2 permet d’effectuer des estimations de pression artérielle directement au poignet après calibration avec un véritable tensiomètre à brassard. Cette calibration doit être renouvelée régulièrement, ZDNet évoquant un intervalle d’environ trente jours.
Samsung présente également cette fonction sur son site destiné notamment au marché nord-africain : la Galaxy Watch Ultra 2 permet de suivre les valeurs systolique et diastolique via Samsung Health Monitor après calibration de la montre.
Pour un hypertendu traité, cela me paraît immédiatement plus intéressant.
Pas pour modifier soi-même ses médicaments à partir d’un chiffre affiché au poignet. Certainement pas.
Mais pour construire un historique.
8h15 : tension.
Après une marche : tension.
Après une journée stressante : évolution.
Pendant plusieurs semaines : tendance générale.
Ces données peuvent ensuite devenir intéressantes lors d’une consultation médicale, surtout lorsqu’elles sont confrontées aux mesures réalisées avec un véritable tensiomètre.
Pour mon diabète, attention au malentendu
C’est probablement le piège commercial le plus important.
Aucune de ces deux montres ne mesure directement ma glycémie simplement en regardant mon poignet.
Pour surveiller réellement le glucose, il faut aujourd’hui utiliser un lecteur de glycémie ou un dispositif de mesure continue du glucose, le fameux CGM. L’American Diabetes Association rappelle que ces capteurs mesurent régulièrement le glucose dans le liquide interstitiel et peuvent fournir des valeurs, des tendances ainsi que des alertes en cas de niveau trop bas ou trop élevé.
Une montre connectée peut éventuellement afficher les informations provenant d'un capteur compatible et rendre leur consultation beaucoup plus pratique. Mais la montre seule ne remplace pas le capteur.
C’est une distinction essentielle pour un diabétique.
Si demain un vendeur me promet une montre capable de surveiller ma glycémie sans capteur, sans prélèvement et sans dispositif médical agréé, ma première réaction devrait donc être la prudence.
Et mes reins dans tout cela ?
Mon insuffisance rénale étant stabilisée, la montre peut éventuellement m’aider indirectement : activité physique, fréquence cardiaque, sommeil, poids associé à d’autres appareils, habitudes quotidiennes ou rappels.
Mais elle ne mesure ni ma créatinine, ni mon débit de filtration glomérulaire, ni mon albuminurie.
Ces paramètres restent du domaine des analyses biologiques.
Même l’hydratation mérite de la prudence. Avec une maladie rénale, boire davantage n’est pas automatiquement meilleur. La National Kidney Foundation rappelle que les besoins en liquide doivent être adaptés au stade de la maladie rénale et, lorsque cela est nécessaire, définis avec le médecin ou le diététicien.
Une alerte de montre m’ordonnant de boire deux litres supplémentaires n’a donc aucune raison de passer devant les recommandations de mon néphrologue.
Apple reprend cependant l’avantage sur certains points
Le choix n’est pas complètement réglé pour autant.
Dans les tests de de la presse spécialisées, l’Apple Watch Ultra 3 s’est montrée plus convaincante dans le suivi du sommeil. On l’a comparée simultanément avec une bague Oura et un Garmin Index Sleep Monitor et rapporte un suivi plus régulier que celui de la Galaxy Watch Ultra 2.
Apple propose également l’ECG, le suivi de différents paramètres nocturnes, la fréquence cardiaque et des fonctions de détection liées notamment aux troubles du rythme ou au sommeil selon les pays où elles sont autorisées. L’Ultra 3 dispose en outre d’une connectivité satellite particulièrement intéressante pour une personne âgée qui voyage, marche seule ou se trouve ponctuellement loin d’une couverture mobile.
Pour un senior, la sécurité n’est pas un détail.
Pouvoir prévenir ses proches, partager sa position ou demander de l’aide peut finalement peser autant dans la balance qu’un score de sommeil.
Samsung, de son côté, va plus loin dans l’accompagnement quotidien. ZDNet relève son score d’énergie, ses indicateurs nocturnes, sa charge cardiovasculaire, ses scores de santé cardiaque, la composition corporelle et surtout son écosystème de coaching enrichi par l’intelligence artificielle.
Mon choix commencerait donc à se dessiner
Si ma priorité numéro un était l’intégration avec mon iPhone, la sécurité, le sommeil et l’écosystème Apple, l’Apple Watch Ultra 3 serait extrêmement séduisante.
Mais si je raisonne strictement à partir de mon profil médical — hypertension déjà diagnostiquée, diabète, nécessité de surveiller les tendances cardiovasculaires et volonté de présenter éventuellement des historiques à mon médecin — la Galaxy Watch Ultra 2 possède aujourd’hui un argument particulièrement difficile à ignorer : la mesure de la pression artérielle après calibration.
À condition, évidemment, de disposer d’un smartphone Samsung compatible et de vérifier que toutes les fonctions de Samsung Health Monitor souhaitées sont effectivement activées sur l’appareil vendu au Maroc, certaines fonctions médicales pouvant varier selon les pays et les autorisations réglementaires. Samsung le précise lui-même.
Je n’achèterais donc pas cette montre avant de demander au vendeur de me montrer concrètement la fonction tension artérielle en fonctionnement.
Mon médecin, ma montre et moi
Finalement, la réponse à ma question pourrait tenir en une phrase : je ne cherche pas une montre qui soigne mes maladies, mais une montre qui m’aide à mieux les documenter.
C’est une différence fondamentale.
Ma glycémie reste l’affaire de mon système de mesure du glucose.
Ma fonction rénale reste l’affaire de mes analyses biologiques et de mon néphrologue.
Mon traitement contre l’hypertension reste l’affaire de mon médecin.
Mais entre deux rendez-vous, une montre capable de suivre mon activité, mon sommeil, mon rythme cardiaque et surtout de constituer un historique régulier de ma pression artérielle peut devenir un nouvel instrument de dialogue avec le médecin.
La médecine connectée devient intéressante précisément lorsqu’elle cesse de prétendre remplacer la médecine.
Dans mon cas, après avoir posé la question sous cet angle, mon choix personnel pencherait donc plutôt vers la Galaxy Watch Ultra 2 pour sa capacité de suivi tensionnel, tout en conservant à proximité un véritable tensiomètre à brassard validé médicalement.
Et il faudrait probablement compléter le dispositif par quelque chose de beaucoup plus important que la montre elle-même : un système simple permettant à mon médecin de consulter quelques semaines de données pertinentes sans devoir parcourir des centaines de graphiques inutiles.
Car le véritable progrès ne sera pas d’avoir davantage de données de santé au poignet.
Ce sera de savoir lesquelles méritent réellement d’être regardées.