Mais un événement de cette nature ne doit pas rester un simple moment de visibilité, de communication ou de diplomatie technologique.
Il doit se traduire par des retombées concrètes, aussi bien industrielles qu’académiques.
Le Maroc a besoin de projets pilotes, de partenariats structurants, de laboratoires appliqués, de plateformes de données territoriales, de formations spécialisées, de publications scientifiques, de thèses, de prototypes et de solutions opérationnelles capables d’améliorer la décision publique et la performance des territoires.
Le jumeau numérique ne doit pas être importé comme un modèle prêt à l’emploi. Il doit être pensé à partir du contexte marocain. Notre pays n’a pas besoin uniquement de solutions coûteuses, complexes et dépendantes de grands fournisseurs internationaux.
Il a besoin de solutions frugales, robustes, progressives et interopérables, adaptées aux capacités réelles des collectivités, des universités, des entreprises, des régions et des administrations. Cette frugalité n’est pas un recul technologique.
Elle peut devenir une force. Elle oblige à mieux définir les besoins, à mieux gouverner les données, à mieux mobiliser les compétences locales, à créer des emplois qualifiés et à renforcer la production nationale de connaissances scientifiques.
Un jumeau numérique marocain doit servir à comprendre les territoires, anticiper les risques, optimiser les ressources, améliorer les services, soutenir l’agriculture, gérer l’eau, planifier les infrastructures et accompagner les décisions publiques.
Le Maroc a besoin de projets pilotes, de partenariats structurants, de laboratoires appliqués, de plateformes de données territoriales, de formations spécialisées, de publications scientifiques, de thèses, de prototypes et de solutions opérationnelles capables d’améliorer la décision publique et la performance des territoires.
Le jumeau numérique ne doit pas être importé comme un modèle prêt à l’emploi. Il doit être pensé à partir du contexte marocain. Notre pays n’a pas besoin uniquement de solutions coûteuses, complexes et dépendantes de grands fournisseurs internationaux.
Il a besoin de solutions frugales, robustes, progressives et interopérables, adaptées aux capacités réelles des collectivités, des universités, des entreprises, des régions et des administrations. Cette frugalité n’est pas un recul technologique.
Elle peut devenir une force. Elle oblige à mieux définir les besoins, à mieux gouverner les données, à mieux mobiliser les compétences locales, à créer des emplois qualifiés et à renforcer la production nationale de connaissances scientifiques.
Un jumeau numérique marocain doit servir à comprendre les territoires, anticiper les risques, optimiser les ressources, améliorer les services, soutenir l’agriculture, gérer l’eau, planifier les infrastructures et accompagner les décisions publiques.
L’enjeu n’est donc pas seulement technologique.
Il est économique, académique, social et souverain. Les universités marocaines doivent pouvoir transformer cet événement en programmes de recherche, en travaux doctoraux, en publications, en formations hybrides et en collaborations internationales équilibrées.
Les entreprises doivent y trouver des opportunités de développement industriel, de services numériques, d’ingénierie territoriale et de création d’emplois. Les collectivités doivent y voir un outil d’aide à la décision.
Les citoyens doivent, à terme, en percevoir les bénéfices dans leur vie quotidienne. Le succès réel de cette initiative se mesurera donc moins au nombre d’experts invités qu’à sa capacité à produire des effets durables pour le Maroc.
Il faut que les solutions présentées deviennent des projets, que les projets deviennent des compétences, que les compétences deviennent des emplois, que les emplois deviennent de la valeur, et que cette valeur bénéficie aux différentes parties prenantes comme aux Marocains. Le IEEE WTS 2026 peut ouvrir une voie importante.
À condition que le Maroc ne soit pas seulement spectateur ou récepteur de technologies, mais acteur, concepteur et gouvernant de ses propres jumeaux numériques. C’est à cette condition que cette rencontre pourra contribuer à une transformation numérique réellement utile, souveraine, inclusive et productive pour notre pays.
Par Dr Az-Eddine Bennani.
Les entreprises doivent y trouver des opportunités de développement industriel, de services numériques, d’ingénierie territoriale et de création d’emplois. Les collectivités doivent y voir un outil d’aide à la décision.
Les citoyens doivent, à terme, en percevoir les bénéfices dans leur vie quotidienne. Le succès réel de cette initiative se mesurera donc moins au nombre d’experts invités qu’à sa capacité à produire des effets durables pour le Maroc.
Il faut que les solutions présentées deviennent des projets, que les projets deviennent des compétences, que les compétences deviennent des emplois, que les emplois deviennent de la valeur, et que cette valeur bénéficie aux différentes parties prenantes comme aux Marocains. Le IEEE WTS 2026 peut ouvrir une voie importante.
À condition que le Maroc ne soit pas seulement spectateur ou récepteur de technologies, mais acteur, concepteur et gouvernant de ses propres jumeaux numériques. C’est à cette condition que cette rencontre pourra contribuer à une transformation numérique réellement utile, souveraine, inclusive et productive pour notre pays.
Par Dr Az-Eddine Bennani.