Dubaï a ouvert à Al Mamzar une plage réservée aux femmes, présentée par Dubai Municipality comme la première plage publique féminine fonctionnant en continu, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le site s'inscrit dans un projet plus large de réaménagement du littoral, avec baignade nocturne, espaces de loisirs et nouvelles infrastructures.
L'information intrigue parce qu'elle touche à plusieurs dimensions à la fois : confort, sécurité, intimité, tourisme, mais aussi segmentation urbaine. Dans certaines sociétés, des espaces réservés aux femmes peuvent répondre à une demande réelle : nager, marcher, se détendre sans regard pesant, sans malaise, sans négociation permanente avec l'espace public. Ce n'est pas anodin.
Mais la question mérite d'être posée sans caricature : crée-t-on un espace de liberté ou entérine-t-on l'idée que l'espace commun reste imparfaitement accueillant ? La réponse n'est pas simple. Beaucoup de femmes préféreront juger par l'usage : est-ce propre, sûr, accessible, respectueux, bien desservi ?
Pour le Maroc, qui réfléchit aussi à la qualité de ses plages, de ses corniches et de ses équipements touristiques, l'exemple est à observer. L'enjeu n'est pas de copier Dubaï. Il est de mieux penser l'espace public pour que chacun s'y sente légitime.
L'information intrigue parce qu'elle touche à plusieurs dimensions à la fois : confort, sécurité, intimité, tourisme, mais aussi segmentation urbaine. Dans certaines sociétés, des espaces réservés aux femmes peuvent répondre à une demande réelle : nager, marcher, se détendre sans regard pesant, sans malaise, sans négociation permanente avec l'espace public. Ce n'est pas anodin.
Mais la question mérite d'être posée sans caricature : crée-t-on un espace de liberté ou entérine-t-on l'idée que l'espace commun reste imparfaitement accueillant ? La réponse n'est pas simple. Beaucoup de femmes préféreront juger par l'usage : est-ce propre, sûr, accessible, respectueux, bien desservi ?
Pour le Maroc, qui réfléchit aussi à la qualité de ses plages, de ses corniches et de ses équipements touristiques, l'exemple est à observer. L'enjeu n'est pas de copier Dubaï. Il est de mieux penser l'espace public pour que chacun s'y sente légitime.