C'est une bouffée d'espoir pour les agriculteurs et les gestionnaires de l'eau potable. Les dernières données du ministère de l'Équipement et de l'Eau indiquent que les réserves des barrages nationaux ont dépassé la barre symbolique des 8 milliards de mètres cubes. Après plusieurs années de stress hydrique intense, ce regain de volume stocké offre une visibilité plus sereine pour les mois à venir, permettant d'éloigner le spectre des coupures et de relancer certaines cultures irriguées.
L'eau potable sécurisée, l'irrigation agricole soulagée
Le ciel a été clément en ce début d'année, et les infrastructures hydrauliques du Royaume en récoltent les fruits. Avec plus de 8 milliards de mètres cubes d'eau emmagasinés, le taux de remplissage national affiche une nette amélioration par rapport à la même période l'année dernière. Cette reprise est particulièrement notable dans les bassins du Nord et du Sebou, traditionnellement excédentaires, mais aussi, de manière plus modeste, dans certaines régions du centre qui souffraient d'un déficit chronique. Ces apports sont vitaux : ils permettent de sécuriser l'approvisionnement en eau potable des grandes agglomérations pour l'année 2026 et au-delà.
Pour le monde agricole, cette nouvelle est accueillie avec un immense soulagement. La disponibilité de l'eau dans les barrages à vocation agricole signifie que les lâchers d'eau pour l'irrigation pourront être augmentés, sauvant ainsi les campagnes de printemps et les arboricultures menacées. C'est tout l'écosystème rural qui respire, l'eau étant le moteur principal de l'emploi et de la richesse dans ces régions. Toutefois, les experts appellent à ne pas céder à l'euphorie. Si 8 milliards de m³ constituent un matelas de sécurité, nous sommes encore loin des niveaux historiques de remplissage des années fastes.
Le gouvernement maintient donc le cap de la prudence et de la diversification. Cette embellie conjoncturelle ne remet pas en cause la stratégie nationale de l'eau, qui mise sur le dessalement de l'eau de mer et la réutilisation des eaux usées épurées pour réduire la dépendance à la pluviométrie. Les grands projets d'interconnexion entre les bassins continuent d'avancer pour assurer une solidarité hydrique entre le Nord excédentaire et le Sud déficitaire. Ce franchissement du seuil des 8 milliards est une bataille gagnée, mais la guerre pour la sécurité hydrique durable du Maroc reste le défi majeur de la décennie.
Pour le monde agricole, cette nouvelle est accueillie avec un immense soulagement. La disponibilité de l'eau dans les barrages à vocation agricole signifie que les lâchers d'eau pour l'irrigation pourront être augmentés, sauvant ainsi les campagnes de printemps et les arboricultures menacées. C'est tout l'écosystème rural qui respire, l'eau étant le moteur principal de l'emploi et de la richesse dans ces régions. Toutefois, les experts appellent à ne pas céder à l'euphorie. Si 8 milliards de m³ constituent un matelas de sécurité, nous sommes encore loin des niveaux historiques de remplissage des années fastes.
Le gouvernement maintient donc le cap de la prudence et de la diversification. Cette embellie conjoncturelle ne remet pas en cause la stratégie nationale de l'eau, qui mise sur le dessalement de l'eau de mer et la réutilisation des eaux usées épurées pour réduire la dépendance à la pluviométrie. Les grands projets d'interconnexion entre les bassins continuent d'avancer pour assurer une solidarité hydrique entre le Nord excédentaire et le Sud déficitaire. Ce franchissement du seuil des 8 milliards est une bataille gagnée, mais la guerre pour la sécurité hydrique durable du Maroc reste le défi majeur de la décennie.