Ces dernières années, l’expression « eau alcaline » s’est imposée dans les discours médicaux et marketing. Partie d’un sujet scientifique confidentiel, elle est devenue un produit largement promu, assorti de promesses séduisantes: hausse de l’énergie, meilleure hydratation, soutien contre les maladies chroniques. Mais ces allégations reposent-elles sur des bases solides ou relèvent-elles surtout du mirage commercial ?
Eau alcaline: tout se joue sur le pH
La qualification « alcaline » dépend du pH, échelle de 0 à 14 qui mesure l’acidité ou l’alcalinité d’un liquide: 7 est neutre; au-dessus, le liquide est alcalin; en dessous, acide. L’Agence américaine de protection de l’environnement recommande un pH de 6,5 à 8,5 pour l’eau potable, autour de 7,5 en moyenne.
L’eau devient alcaline naturellement en circulant sur des roches qui lui confèrent des minéraux basiques, ou de manière industrielle via électrolyse: l’eau filtrée est séparée en deux flux, alcalin et acide; le flux alcalin est enrichi en calcium, magnésium et potassium, puis mis en bouteille. Certains partisans affirment qu’elle « équilibre » l’acidité du corps, mais Healthline précise qu’aucune étude robuste ne soutient ce point.
Que disent les preuves sur les bénéfices santé ?
Hydratation : une étude publiée en 2016 dans la JISSN a comparé l’eau alcaline à l’eau ordinaire après l’exercice. Si la viscosité sanguine diminuait davantage avec l’eau alcaline, les marqueurs clés d’hydratation (eau corporelle totale, variation de masse) ne montraient pas de différence statistiquement significative. Conclusion: pas de preuve convaincante d’une hydratation supérieure.
Reflux acide et brûlures d’estomac : Harvard note qu’une eau au pH plus élevé peut temporairement atténuer les symptômes du reflux. Effet transitoire toutefois, et des options plus efficaces existent (antiacides, traitements réduisant la production d’acide).
Énergie et performance : une étude de 2021 référencée par la National Library of Medicine (NIH) a testé l’eau alcaline riche en minéraux sur 12 jeunes adultes pendant 3 jours avant un exercice anaérobie. Aucun effet significatif sur le temps de réaction ni sur les principaux indicateurs d’énergie par rapport à l’eau ordinaire; seules quelques composantes de performance anaérobie ont varié en conditions spécifiques. Les promesses de « boost » énergétique ne sont donc pas étayées.
Prévention des maladies chroniques : une revue scientifique de 2016, ayant analysé des milliers de publications sur régimes et eaux alcalines, n’a trouvé aucune preuve solide que l’eau alcaline prévient le cancer ou le traite. Les auteurs concluent que sa promotion à cette fin est scientifiquement infondée.
Un impact probablement limité dans l’organisme
Selon Live Science, l’eau alcaline a peu de chances d’avoir des effets prolongés: une fois dans l’estomac, très acide (pH 1,5–3,5), son pH se neutralise rapidement. Healthline rappelle que le corps maintient son équilibre interne en adaptant la production d’acide chlorhydrique, ce qui réduit l’intérêt de modifier le pH de l’eau ingérée.
En synthèse, la plupart des promesses associées à l’eau alcaline : meilleure hydratation, énergie accrue, prévention des maladies manquent de preuves robustes. Si elle peut aider ponctuellement certains symptômes de reflux, l’effet reste limité et ne remplace pas des traitements éprouvés. Le marketing va plus vite que la science.
Eau alcaline: tout se joue sur le pH
La qualification « alcaline » dépend du pH, échelle de 0 à 14 qui mesure l’acidité ou l’alcalinité d’un liquide: 7 est neutre; au-dessus, le liquide est alcalin; en dessous, acide. L’Agence américaine de protection de l’environnement recommande un pH de 6,5 à 8,5 pour l’eau potable, autour de 7,5 en moyenne.
L’eau devient alcaline naturellement en circulant sur des roches qui lui confèrent des minéraux basiques, ou de manière industrielle via électrolyse: l’eau filtrée est séparée en deux flux, alcalin et acide; le flux alcalin est enrichi en calcium, magnésium et potassium, puis mis en bouteille. Certains partisans affirment qu’elle « équilibre » l’acidité du corps, mais Healthline précise qu’aucune étude robuste ne soutient ce point.
Que disent les preuves sur les bénéfices santé ?
Hydratation : une étude publiée en 2016 dans la JISSN a comparé l’eau alcaline à l’eau ordinaire après l’exercice. Si la viscosité sanguine diminuait davantage avec l’eau alcaline, les marqueurs clés d’hydratation (eau corporelle totale, variation de masse) ne montraient pas de différence statistiquement significative. Conclusion: pas de preuve convaincante d’une hydratation supérieure.
Reflux acide et brûlures d’estomac : Harvard note qu’une eau au pH plus élevé peut temporairement atténuer les symptômes du reflux. Effet transitoire toutefois, et des options plus efficaces existent (antiacides, traitements réduisant la production d’acide).
Énergie et performance : une étude de 2021 référencée par la National Library of Medicine (NIH) a testé l’eau alcaline riche en minéraux sur 12 jeunes adultes pendant 3 jours avant un exercice anaérobie. Aucun effet significatif sur le temps de réaction ni sur les principaux indicateurs d’énergie par rapport à l’eau ordinaire; seules quelques composantes de performance anaérobie ont varié en conditions spécifiques. Les promesses de « boost » énergétique ne sont donc pas étayées.
Prévention des maladies chroniques : une revue scientifique de 2016, ayant analysé des milliers de publications sur régimes et eaux alcalines, n’a trouvé aucune preuve solide que l’eau alcaline prévient le cancer ou le traite. Les auteurs concluent que sa promotion à cette fin est scientifiquement infondée.
Un impact probablement limité dans l’organisme
Selon Live Science, l’eau alcaline a peu de chances d’avoir des effets prolongés: une fois dans l’estomac, très acide (pH 1,5–3,5), son pH se neutralise rapidement. Healthline rappelle que le corps maintient son équilibre interne en adaptant la production d’acide chlorhydrique, ce qui réduit l’intérêt de modifier le pH de l’eau ingérée.
En synthèse, la plupart des promesses associées à l’eau alcaline : meilleure hydratation, énergie accrue, prévention des maladies manquent de preuves robustes. Si elle peut aider ponctuellement certains symptômes de reflux, l’effet reste limité et ne remplace pas des traitements éprouvés. Le marketing va plus vite que la science.