Eau douce : les références historiques deviennent moins fiables


Rédigé par La Redaction le Jeudi 17 Septembre 2026



L’Organisation météorologique mondiale avertit que les anomalies de l’approvisionnement en eau deviennent persistantes. Selon ONU Info, son rapport sur l’état des ressources mondiales montre que 2025 a compté parmi les années les plus sèches des trente-cinq dernières années pour les débits fluviaux, avec des niveaux inférieurs à la normale sur 36 % de la superficie des bassins suivis.

 

Le constat dépasse les rivières. Le stockage terrestre d’eau diminue depuis environ 2014-2016, tandis que près des deux tiers des puits surveillés se situaient hors de leur fourchette normale en 2025. Les 19 régions glaciaires observées ont toutes perdu de la glace pour la quatrième année consécutive. L’agence précise toutefois que la variabilité naturelle et la pression sur les ressources contribuent aussi aux évolutions constatées.

 

Pour le Maroc, cette alerte internationale ne remplace pas les mesures nationales et locales. Elle invite plutôt à tester régulièrement les références utilisées pour planifier barrages, nappes, agriculture et alertes. Si les moyennes anciennes décrivent moins bien le présent, les décisions gagnent à intégrer plusieurs scénarios, des données plus fréquentes et une coopération entre producteurs et utilisateurs de l’information hydrologique.

 

L’Afrique et l’Asie ont concentré, au cours des cinq dernières années, au moins la moitié des événements extrêmes liés à l’eau signalés et plus de 80 % des décès associés, selon l’article. En parallèle, 52 pays fournissent désormais à l’OMM des données issues de plus de 3 100 stations de débit fluvial. Pour le lecteur marocain, la leçon durable concerne donc autant la ressource que sa mesure : partager des données comparables et renforcer les alertes précoces permet de décider sans confondre une amélioration ponctuelle avec un changement de tendance.





Jeudi 17 Septembre 2026
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