Mais compter les publications ne suffit pas à mesurer l’état de la lecture. C’est là que le débat commence. Le Maroc produit. Lit-il assez ? Les livres circulent-ils réellement dans les régions ? Les librairies résistent-elles ? Les jeunes lecteurs trouvent-ils des ouvrages accessibles, attractifs, proches de leurs préoccupations ?
Le dynamisme éditorial est une bonne nouvelle, surtout dans un environnement où l’attention est captée par les écrans courts et les contenus instantanés. Mais une politique culturelle ne peut se satisfaire d’un inventaire. Elle doit penser la diffusion, la traduction, le prix du livre, les bibliothèques, les écoles, la critique littéraire.
Une publication est une naissance. Pour qu’elle devienne un acte culturel vivant, elle doit rencontrer un lecteur. C’est souvent cette rencontre qui manque encore.