C’est précisément à cette question qu’un programme électoral doit répondre.
Le Parti de l’Istiqlal avance plusieurs propositions qui touchent directement aux préoccupations des familles, des jeunes, des salariés, des entrepreneurs et des personnes les plus vulnérables.
Elles méritent d’être discutées sur leur contenu, leur financement et leur mise en œuvre, mais surtout sur la vision qui les relie.
Cette vision pourrait se résumer ainsi : mieux protéger le citoyen tout au long de son parcours de vie et lui donner davantage de possibilités de construire son avenir par le travail, la formation et l’initiative.
Elles méritent d’être discutées sur leur contenu, leur financement et leur mise en œuvre, mais surtout sur la vision qui les relie.
Cette vision pourrait se résumer ainsi : mieux protéger le citoyen tout au long de son parcours de vie et lui donner davantage de possibilités de construire son avenir par le travail, la formation et l’initiative.
Prenons d’abord le pouvoir d’achat.
Porter progressivement le salaire minimum jusqu’à 5.000 DH constitue une ambition sociale forte.
Mais l’enjeu ne consiste pas seulement à annoncer un chiffre. Une hausse durable des revenus doit aller de pair avec l’amélioration de la productivité, le soutien aux TPME, la création d’emplois formels et la maîtrise du coût de la vie.
Le véritable objectif doit être que la progression du salaire se traduise effectivement par une amélioration du niveau de vie.
La même logique concerne le logement. Faciliter l'accès au logement principal par un mécanisme de garantie du crédit peut permettre à des ménages solvables, mais disposant de garanties insuffisantes, de franchir l'obstacle de l'accès au financement.
Pour beaucoup de jeunes actifs, devenir propriétaire ne doit plus être un horizon inaccessible.
Mais l’enjeu ne consiste pas seulement à annoncer un chiffre. Une hausse durable des revenus doit aller de pair avec l’amélioration de la productivité, le soutien aux TPME, la création d’emplois formels et la maîtrise du coût de la vie.
Le véritable objectif doit être que la progression du salaire se traduise effectivement par une amélioration du niveau de vie.
La même logique concerne le logement. Faciliter l'accès au logement principal par un mécanisme de garantie du crédit peut permettre à des ménages solvables, mais disposant de garanties insuffisantes, de franchir l'obstacle de l'accès au financement.
Pour beaucoup de jeunes actifs, devenir propriétaire ne doit plus être un horizon inaccessible.
L’éducation constitue un autre pilier essentiel.
La perspective d'une généralisation progressive d'un enseignement préscolaire gratuit, notamment pour les enfants de quatre à six ans, est importante parce que les inégalités commencent souvent bien avant l'entrée à l'école primaire. Investir tôt dans l'enfant, c'est réduire demain les inégalités scolaires et sociales.
Mais notre jeunesse a également besoin d'une passerelle plus efficace entre l'école et l'entreprise. C'est tout l'intérêt de mesures encourageant ;une première expérience professionnelle encadrée, sur une période pouvant aller de six à dix-huit mois.
Le diplôme ne peut plus être considéré comme l'aboutissement du parcours : il doit devenir le commencement d'une insertion professionnelle.
Il faut aller encore plus loin en valorisant les compétences acquises en dehors des parcours scolaires traditionnels.
La reconnaissance de l'expérience par l'évaluation, l'examen et la certification des compétences peut ouvrir de nouvelles perspectives aux artisans, techniciens et travailleurs expérimentés.
Dans un pays où certaines compétences techniques deviennent difficiles à trouver, cette reconnaissance est aussi une nécessité économique.
Mais notre jeunesse a également besoin d'une passerelle plus efficace entre l'école et l'entreprise. C'est tout l'intérêt de mesures encourageant ;une première expérience professionnelle encadrée, sur une période pouvant aller de six à dix-huit mois.
Le diplôme ne peut plus être considéré comme l'aboutissement du parcours : il doit devenir le commencement d'une insertion professionnelle.
Il faut aller encore plus loin en valorisant les compétences acquises en dehors des parcours scolaires traditionnels.
La reconnaissance de l'expérience par l'évaluation, l'examen et la certification des compétences peut ouvrir de nouvelles perspectives aux artisans, techniciens et travailleurs expérimentés.
Dans un pays où certaines compétences techniques deviennent difficiles à trouver, cette reconnaissance est aussi une nécessité économique.
La santé doit également être abordée dans sa globalité.
L'intégration effective de la santé psychologique et de la consultation psychologique dans les mécanismes de couverture constitue une évolution importante.
La santé mentale ne doit plus être considérée comme un sujet secondaire ou réservé à ceux qui disposent des moyens financiers nécessaires.
À cela s'ajoute une question qui touche quotidiennement les familles : les prix. Renforcer la transparence et la surveillance des marchés, lutter contre les pratiques spéculatives et améliorer le suivi des marges peut contribuer à restaurer la confiance.
Mais il faut être précis : surveiller les prix ne signifie pas administrer artificiellement toute l'économie. Il s'agit de garantir une concurrence saine et de combattre les abus.
La santé mentale ne doit plus être considérée comme un sujet secondaire ou réservé à ceux qui disposent des moyens financiers nécessaires.
À cela s'ajoute une question qui touche quotidiennement les familles : les prix. Renforcer la transparence et la surveillance des marchés, lutter contre les pratiques spéculatives et améliorer le suivi des marges peut contribuer à restaurer la confiance.
Mais il faut être précis : surveiller les prix ne signifie pas administrer artificiellement toute l'économie. Il s'agit de garantir une concurrence saine et de combattre les abus.
Enfin, la réforme de l'administration est peut-être moins spectaculaire politiquement, mais elle est fondamentale économiquement.
Pour un citoyen comme pour un investisseur, attendre indéfiniment une autorisation représente un coût. Le principe d'une administration tenue par des délais clairement définis peut contribuer à instaurer une véritable culture de responsabilité et de résultat.
Toutes ces propositions renvoient finalement à la même idée : la dignité ne se décrète pas ; elle se construit par l'éducation, le travail, un revenu décent, l'accès au logement, la protection sociale et une administration efficace.
Mais un programme crédible doit également répondre à trois exigences : dire combien les mesures coûteront, expliquer comment elles seront financées et fixer un calendrier d'exécution mesurable.
C'est sur cette base que les citoyens pourront, demain, demander des comptes. À l'approche du 23 septembre, notre responsabilité collective est donc de faire de cette campagne un véritable débat de projets.
Les Marocains, et particulièrement les jeunes, n'attendent plus seulement qu'on leur décrive les difficultés qu'ils connaissent déjà. Ils veulent savoir quelles solutions leur sont proposées, dans quels délais et avec quels résultats attendus.
Le choix électoral doit ainsi devenir un choix entre des politiques publiques clairement identifiables et évaluables.
Le Maroc a beaucoup investi dans ses infrastructures et engagé de grandes réformes. La prochaine étape doit être celle du capital humain, du pouvoir d'achat, de l'emploi et de la confiance.
Et c'est peut-être là que se trouve le véritable enjeu du scrutin du 23 septembre : transformer les attentes légitimes des Marocains en engagements concrets, puis transformer ces engagements en résultats.
Toutes ces propositions renvoient finalement à la même idée : la dignité ne se décrète pas ; elle se construit par l'éducation, le travail, un revenu décent, l'accès au logement, la protection sociale et une administration efficace.
Mais un programme crédible doit également répondre à trois exigences : dire combien les mesures coûteront, expliquer comment elles seront financées et fixer un calendrier d'exécution mesurable.
C'est sur cette base que les citoyens pourront, demain, demander des comptes. À l'approche du 23 septembre, notre responsabilité collective est donc de faire de cette campagne un véritable débat de projets.
Les Marocains, et particulièrement les jeunes, n'attendent plus seulement qu'on leur décrive les difficultés qu'ils connaissent déjà. Ils veulent savoir quelles solutions leur sont proposées, dans quels délais et avec quels résultats attendus.
Le choix électoral doit ainsi devenir un choix entre des politiques publiques clairement identifiables et évaluables.
Le Maroc a beaucoup investi dans ses infrastructures et engagé de grandes réformes. La prochaine étape doit être celle du capital humain, du pouvoir d'achat, de l'emploi et de la confiance.
Et c'est peut-être là que se trouve le véritable enjeu du scrutin du 23 septembre : transformer les attentes légitimes des Marocains en engagements concrets, puis transformer ces engagements en résultats.