À première vue, 200 millions de dollars peuvent sembler modestes face aux dizaines de milliards nécessaires à la transition énergétique africaine. Mais l’intérêt de l’ATAF réside justement dans son positionnement : financer des projets intermédiaires suffisamment importants pour structurer un marché, sans atteindre les dimensions des gigantesques infrastructures habituellement financées par les États ou les banques multilatérales.
Le fonds, qui doit être géré par African Infrastructure Investment Managers, prévoit d’investir dans 10 à 15 projets pendant une période d’investissement de cinq ans. Chaque participation devrait généralement représenter entre 10 et 45 millions de dollars. Son horizon d’investissement serait de dix ans, éventuellement prolongé.
Et son catalogue ressemble presque à une photographie des ambitions énergétiques marocaines.
Du solaire aux batteries
ATAF vise notamment les énergies renouvelables, les systèmes de stockage par batteries, les réseaux électriques, l’efficacité énergétique et les technologies Power-to-X. Il s’intéresse également à l’hydrogène vert, l’ammoniac vert, aux biocarburants, au biométhane et au biogaz.
Troisième axe : la mobilité électrique, les flottes de véhicules électriques et les infrastructures de recharge.
Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de financer une éolienne ou quelques hectares de panneaux solaires. La transition énergétique devient une chaîne industrielle complète.
Et c’est précisément ce qui rend le Maroc intéressant.
Le Royaume possède déjà une industrie automobile importante, développe une filière batteries, accélère dans les renouvelables et ambitionne de construire une industrie autour de l’hydrogène et de ses dérivés.
Le véritable enjeu : attirer les capitaux intermédiaires
Le Maroc sait attirer les très grands investisseurs internationaux sur des projets stratégiques. Mais entre la petite entreprise innovante et le mégaprojet industriel de plusieurs milliards de dollars existe un espace beaucoup moins visible : celui des projets de quelques dizaines de millions de dollars.
Or c’est souvent là que se construit un véritable écosystème.
Une société de stockage énergétique, un opérateur de recharge électrique, un industriel de l’efficacité énergétique ou un producteur de biométhane n’a pas nécessairement besoin d’un milliard de dollars. Il lui faut parfois 15, 25 ou 40 millions pour franchir un cap industriel.
L’arrivée de fonds spécialisés peut donc avoir un effet multiplicateur supérieur à leur taille apparente.
Le Maroc doit désormais transformer son statut de « marché prioritaire » en projets effectivement financés.
Car la compétition existe : l’ATAF cible également douze autres marchés africains, parmi lesquels l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria ou encore le Sénégal.
Le message est finalement assez simple.
Dans la transition énergétique, posséder du soleil et du vent ne suffit plus. Il faut disposer de projets bancables, d’industriels crédibles et d’un environnement capable de transformer rapidement le capital disponible en infrastructures.
La prochaine bataille énergétique marocaine ne sera donc peut-être pas celle des mégaprojets.
Elle sera celle des centaines de projets intermédiaires capables, ensemble, de faire émerger une véritable industrie verte.
Le fonds, qui doit être géré par African Infrastructure Investment Managers, prévoit d’investir dans 10 à 15 projets pendant une période d’investissement de cinq ans. Chaque participation devrait généralement représenter entre 10 et 45 millions de dollars. Son horizon d’investissement serait de dix ans, éventuellement prolongé.
Et son catalogue ressemble presque à une photographie des ambitions énergétiques marocaines.
Du solaire aux batteries
ATAF vise notamment les énergies renouvelables, les systèmes de stockage par batteries, les réseaux électriques, l’efficacité énergétique et les technologies Power-to-X. Il s’intéresse également à l’hydrogène vert, l’ammoniac vert, aux biocarburants, au biométhane et au biogaz.
Troisième axe : la mobilité électrique, les flottes de véhicules électriques et les infrastructures de recharge.
Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de financer une éolienne ou quelques hectares de panneaux solaires. La transition énergétique devient une chaîne industrielle complète.
Et c’est précisément ce qui rend le Maroc intéressant.
Le Royaume possède déjà une industrie automobile importante, développe une filière batteries, accélère dans les renouvelables et ambitionne de construire une industrie autour de l’hydrogène et de ses dérivés.
Le véritable enjeu : attirer les capitaux intermédiaires
Le Maroc sait attirer les très grands investisseurs internationaux sur des projets stratégiques. Mais entre la petite entreprise innovante et le mégaprojet industriel de plusieurs milliards de dollars existe un espace beaucoup moins visible : celui des projets de quelques dizaines de millions de dollars.
Or c’est souvent là que se construit un véritable écosystème.
Une société de stockage énergétique, un opérateur de recharge électrique, un industriel de l’efficacité énergétique ou un producteur de biométhane n’a pas nécessairement besoin d’un milliard de dollars. Il lui faut parfois 15, 25 ou 40 millions pour franchir un cap industriel.
L’arrivée de fonds spécialisés peut donc avoir un effet multiplicateur supérieur à leur taille apparente.
Le Maroc doit désormais transformer son statut de « marché prioritaire » en projets effectivement financés.
Car la compétition existe : l’ATAF cible également douze autres marchés africains, parmi lesquels l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria ou encore le Sénégal.
Le message est finalement assez simple.
Dans la transition énergétique, posséder du soleil et du vent ne suffit plus. Il faut disposer de projets bancables, d’industriels crédibles et d’un environnement capable de transformer rapidement le capital disponible en infrastructures.
La prochaine bataille énergétique marocaine ne sera donc peut-être pas celle des mégaprojets.
Elle sera celle des centaines de projets intermédiaires capables, ensemble, de faire émerger une véritable industrie verte.