La Chine met en service à Lianghekou une infrastructure souterraine de stockage d’électricité présentée comme l’une des plus ambitieuses. Derrière l’annonce, un enjeu très concret : rendre le système électrique plus stable alors que l’éolien et le solaire progressent vite. En enterrant une partie des équipements, le projet s’appuie sur une logique d’ingénierie de grande puissance, conçue pour fonctionner pendant des décennies et répondre en quelques minutes aux besoins du réseau.
Objectif : absorber les pics et lisser l’intermittence des renouvelables
Scientifiquement, une “méga centrale souterraine” de stockage renvoie le plus souvent à une technologie dominée à l’échelle mondiale : le pompage-turbinage (STEP). Le principe est simple, presque élégant : quand l’électricité est abondante et bon marché (par exemple en milieu de journée solaire), on utilise cette énergie pour pomper de l’eau vers un réservoir en altitude. Quand la demande grimpe, l’eau redescend en passant par des turbines, produisant à nouveau de l’électricité. L’essentiel des machines peut être installé en caverne, ce qui réduit l’emprise au sol et améliore la protection des équipements, au prix de travaux de génie civil considérables.
L’intérêt technique majeur n’est pas seulement la quantité d’énergie stockée, mais la flexibilité. Une STEP peut fournir des services indispensables au réseau : réglage de fréquence, réserve tournante, réponse rapide aux variations, et “black start” (capacité à aider à redémarrer un réseau après une panne). En clair, ce type d’infrastructure se comporte comme une énorme “inertie” pilotable, ce qui devient précieux quand la production est plus variable. À mesure que l’éolien et le solaire montent, le réseau a besoin non seulement de MWh, mais de capacités capables de stabiliser l’équilibre seconde par seconde.
L’option souterraine répond aussi à des contraintes de sûreté et d’intégration. En abritant des équipements sensibles, on limite l’exposition aux aléas climatiques et l’on peut mieux contrôler le bruit, la sécurité et certaines nuisances. Mais la facture se paie en complexité géologique : excavation, soutènement, gestion des venues d’eau, contraintes sismiques, et ventilation. La réussite dépend de la qualité des études de site et de l’exploitation sur le long terme.
Au fond, Lianghekou illustre une stratégie plus large : industrialiser le stockage “lourd” pour accompagner une électrification massive. Les batteries chimiques dominent la réponse rapide à petite et moyenne échelle, mais les infrastructures hydrauliques de stockage restent, quand la géographie le permet, l’une des rares solutions capables de combiner très grande puissance, longévité et coût nivelé compétitif sur plusieurs décennies.
L’intérêt technique majeur n’est pas seulement la quantité d’énergie stockée, mais la flexibilité. Une STEP peut fournir des services indispensables au réseau : réglage de fréquence, réserve tournante, réponse rapide aux variations, et “black start” (capacité à aider à redémarrer un réseau après une panne). En clair, ce type d’infrastructure se comporte comme une énorme “inertie” pilotable, ce qui devient précieux quand la production est plus variable. À mesure que l’éolien et le solaire montent, le réseau a besoin non seulement de MWh, mais de capacités capables de stabiliser l’équilibre seconde par seconde.
L’option souterraine répond aussi à des contraintes de sûreté et d’intégration. En abritant des équipements sensibles, on limite l’exposition aux aléas climatiques et l’on peut mieux contrôler le bruit, la sécurité et certaines nuisances. Mais la facture se paie en complexité géologique : excavation, soutènement, gestion des venues d’eau, contraintes sismiques, et ventilation. La réussite dépend de la qualité des études de site et de l’exploitation sur le long terme.
Au fond, Lianghekou illustre une stratégie plus large : industrialiser le stockage “lourd” pour accompagner une électrification massive. Les batteries chimiques dominent la réponse rapide à petite et moyenne échelle, mais les infrastructures hydrauliques de stockage restent, quand la géographie le permet, l’une des rares solutions capables de combiner très grande puissance, longévité et coût nivelé compétitif sur plusieurs décennies.