Le Maroc a enregistré en 2025 un record historique de créations d’entreprises, avec 92.000 nouvelles structures recensées. Sur le papier, le signal est fort. Il confirme une dynamique entrepreneuriale réelle, dans un pays qui cherche depuis plusieurs années à consolider son attractivité, à simplifier l’acte d’investir et à faire émerger un tissu productif plus dense.
Mais un record de création ne vaut pas automatiquement preuve de solidité. C’est là que le regard journalistique doit ralentir. Combien de ces entreprises survivront au cap des deux ou trois premières années ? Combien créeront de l’emploi durable ? Combien resteront de simples coquilles administratives ouvertes sous l’effet d’une conjoncture, d’un marché public ou d’un besoin ponctuel ? Le chiffre brut dit l’élan. Il ne dit pas encore la profondeur.
Le Maroc avance, c’est indéniable. L’écosystème s’est structuré, les discours sur l’investissement ne sont plus les mêmes qu’il y a dix ans, et l’idée d’entreprendre s’est banalisée dans une partie de la jeunesse urbaine. Mais derrière la statistique flatteuse subsistent les fragilités connues : accès au financement, délais de paiement, informalité concurrente, pression fiscale mal vécue par certains petits acteurs, et difficulté à passer du statut de petite structure à celui d’entreprise qui grandit réellement.
Ce record est donc une bonne nouvelle. Une vraie. À condition de ne pas le transformer trop vite en autosatisfaction. La question, maintenant, n’est plus seulement combien d’entreprises naissent, mais combien tiennent debout.
Créer est un début. Dans l’économie réelle, la vraie victoire reste de durer.
Mais un record de création ne vaut pas automatiquement preuve de solidité. C’est là que le regard journalistique doit ralentir. Combien de ces entreprises survivront au cap des deux ou trois premières années ? Combien créeront de l’emploi durable ? Combien resteront de simples coquilles administratives ouvertes sous l’effet d’une conjoncture, d’un marché public ou d’un besoin ponctuel ? Le chiffre brut dit l’élan. Il ne dit pas encore la profondeur.
Le Maroc avance, c’est indéniable. L’écosystème s’est structuré, les discours sur l’investissement ne sont plus les mêmes qu’il y a dix ans, et l’idée d’entreprendre s’est banalisée dans une partie de la jeunesse urbaine. Mais derrière la statistique flatteuse subsistent les fragilités connues : accès au financement, délais de paiement, informalité concurrente, pression fiscale mal vécue par certains petits acteurs, et difficulté à passer du statut de petite structure à celui d’entreprise qui grandit réellement.
Ce record est donc une bonne nouvelle. Une vraie. À condition de ne pas le transformer trop vite en autosatisfaction. La question, maintenant, n’est plus seulement combien d’entreprises naissent, mais combien tiennent debout.
Créer est un début. Dans l’économie réelle, la vraie victoire reste de durer.