Il a rendu son rapport. Il a pesé chaque mot. Il a fait son boulot. Pas de langue de bois, pas de brosse à reluire. Juste une série de regards obliques, nourris d’écoute, de terrain, et de mémoire vive. Et pourtant… il a été licencié.
Pas de lettre recommandée. Pas de “merci pour ton engagement”. Juste un silence. Puis une exclusion polie : “cette année, ce ne sera pas nécessaire.” Visiblement, penser trop fort, c’est encore mal vu. Observer sans applaudir, ça dérange. Poser des questions là où on attend des hashtags, c’est risqué.
Alors non, l’Avocat du Diable ne sera pas là au SIAM 2026. Il ne hantera plus les tentes institutionnelles. Il n’ira plus chercher les détails gênants dans les discours trop huilés. Il ne notera plus les silences ruraux dans un coin de carnet. Il ne demandera plus : “Et après ?”.
Dommage. Car ce qu’il faisait, ce n’était pas de la provocation gratuite. C’était de l’attention. De la friction féconde. Une manière d’aimer l’agriculture autrement : en lui parlant franchement. En refusant les déguisements. En donnant la parole à ceux qu’on n’invite pas sur les plateaux.
Le Diable s’en va. Mais ce qu’il a dit reste. C’est là, noir sur blanc. Dans ce dossier. À lire, à discuter, à contredire, à faire circuler. C’est un legs. Ironique, mordant, mais surtout… profondément agricole.
Épilogue SIAM 2025 : Le Diable s’en va
Rédigé par Mamoune ACHARKI le Jeudi 17 Avril 2025
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la… En savoir plus sur cet auteur
Jeudi 17 Avril 2025
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