Le staff technique de Mohammed Ouahbi doit ainsi revoir ses plans offensifs à quelques jours seulement de l’entrée en lice des Lions de l’Atlas. Au-delà de l’absence d’Ezzalzouli, la sélection marocaine fait face à un double coup dur avec le forfait de Nayef Aguerd, également officialisé à 48 heures du premier match.
Le défenseur central de 30 ans, éloigné des terrains depuis mars après une opération de l’adducteur et des douleurs pubiennes persistantes, n’a pas réussi à retrouver une condition physique suffisante malgré plusieurs mois de rééducation.
Pour pallier ces absences, le staff a fait appel à Marwane Saâdane, défenseur d’Al-Fateh en Arabie saoudite, ainsi qu’à Amine Sbaï, ailier d’Angers SCO.
Dans ce contexte, plusieurs options offensives sont à l’étude pour remplacer Ezzalzouli. La plus naturelle mène à Soufiane Rahimi. L’attaquant d’Al-Aïn, meilleur buteur de la Ligue des champions asiatique la saison passée, dispose d’un profil proche de celui de l’ailier marocain, avec sa vitesse et sa capacité à éliminer en un contre un.
Mais son style diffère légèrement, puisqu’il a tendance à repiquer vers l’axe plutôt qu’à rester collé à la ligne, ce qui impliquerait des ajustements dans l’animation offensive.
Une autre piste consiste à repositionner Azzedine Ounahi plus haut sur le terrain. Sa qualité technique et sa vision du jeu pourraient dynamiser les transitions offensives, mais cette option exigerait une discipline tactique accrue pour ne pas déséquilibrer le bloc défensif, notamment face à des adversaires comme le Brésil.
D’autres noms circulent également, comme Ismaël Sbaï, Chamseddine Talbi ou encore Yassine Gessime. Ces profils plus jeunes incarnent une solution audacieuse, fondée sur la fraîcheur et l’insouciance.
Gessime, en particulier, s’est distingué lors des derniers rassemblements grâce à sa vitesse et ses appels en profondeur. Son profil est bien connu du staff, et son éventuelle titularisation représenterait un choix fort mais risqué.
Concernant Talbi, son état physique reste incertain, puisqu’il n’a pas participé aux dernières rencontres amicales de préparation.
Au-delà des choix individuels, cette absence d’Ezzalzouli met en lumière l’ampleur du chantier qui attend le sélectionneur. Construire une équipe compétitive à la veille d’un Mondial est déjà un défi majeur, mais composer sans un atout offensif majeur ajoute une pression supplémentaire. Les solutions existent, mais elles exigent des décisions rapides et assumées pour permettre à la sélection de trouver ses repères dans les meilleurs délais.