La FFF rompt avec Infantino
À l’issue d’un comité exécutif organisé à Paris, le président de la FFF, Philippe Diallo, a annoncé le retrait du soutien français à la candidature de Gianni Infantino pour l’élection prévue le 18 mars 2027.
«Avec mes collègues du comité exécutif, nous considérons que d’une certaine manière la confiance placée dans le président de la Fifa a été rompue, que la façon dont nous envisageons la conduite du football mondial ne nous correspond plus», a expliqué Diallo.
La décision a été prise à l’unanimité des membres du comité exécutif, selon le dirigeant français, qui assure qu’elle répond «clairement (…) à l’intérêt général du football».
D’autres fédérations européennes prennent leurs distances
Avec ce retrait, la France rejoint plusieurs fédérations européennes ayant déjà décidé de ne plus soutenir le président de la FIFA, notamment l’Italie, la Belgique, la Suède et l’Écosse.
Gianni Infantino est notamment fragilisé par son projet, finalement abandonné, d’ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés. Une initiative qui a alimenté les critiques autour de sa gouvernance et de sa conception de la gestion du football mondial.
Philippe Diallo estime que la France dispose d’une «double légitimité» pour intervenir dans ce débat. Une légitimité historique, la France étant «un pays fondateur de la Fifa», mais également sportive, puisque les Bleus figurent depuis dix ans dans le top 3 du classement FIFA.
Infantino toujours candidat
Gianni Infantino a confirmé dimanche son intention de briguer un nouveau mandat à la tête de la FIFA en mars 2027. À ce stade, il est le seul candidat déclaré.
Malgré les appels à la démission et la pression exercée par plusieurs fédérations et confédérations, le président de l’instance mondiale maintient donc sa candidature.
Si l’UEFA et plusieurs fédérations européennes prennent leurs distances, Infantino conserve toutefois un soutien important sur le continent africain. La Confédération africaine de football (CAF) a en effet apporté son soutien à sa candidature, tandis que les confédérations asiatique (AFC) et d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf) figurent également parmi ses opposants.