À une époque où les repères se brouillent et où les certitudes se fissurent, le Festival du livre africain de Marrakech revient pour sa quatrième édition, du 23 au 25 avril, avec une idée directrice forte : faire de l’imaginaire une force vitale pour habiter le monde – et, plus encore, pour le transformer.
Dans un contexte de crise des valeurs, le FLAM invite à revisiter nos façons de voir, de nommer et de construire le réel. Loin d’un simple rendez-vous littéraire, l’édition 2026 s’affirme comme un espace de résistance intellectuelle et poétique. Le constat qui la traverse est net : notre temps souffre d’un recul de la capacité à concevoir d’autres modes d’organisation sociale. Face à des modèles présentés comme incontournables, le Festival rouvre le champ des possibles et réaffirme la puissance transformatrice de l’imaginaire.
Dans cette optique, l’art, la littérature et la poésie sont convoqués comme des outils décisifs pour sortir de l’inertie et inventer de nouvelles voies. Il ne s’agit plus seulement d’interpréter le monde, mais de le réenchanter par des récits porteurs d’espérance, capables de rompre avec les logiques d’exploitation et de prédation qui structurent encore largement le présent. Le FLAM défend ainsi une vision où la sensibilité et la création occupent le premier plan, face à une crise que la technique seule ne saurait résoudre.
Fondé par Mahi Binebine, Fatimata Wane, Hanane Essaydi et Younès Ajarraï, et porté par l’association We Art Africa//Ns, le Festival s’est imposé au fil des éditions comme une plateforme majeure de la scène littéraire africaine. Il réunit écrivains, penseurs et artistes du continent et de ses diasporas, favorisant la circulation des idées et des imaginaires.
Ce qui fait la singularité du FLAM, c’est sa capacité à faire dialoguer disciplines et générations. Sa programmation dense et exigeante combine rencontres littéraires, débats de fond, dialogues d’auteurs et présentations d’ouvrages. Elle s’ouvre aussi à la transmission, avec des ateliers d’écriture, des master class et des interventions en milieu scolaire et universitaire. La jeunesse y tient une place centrale, invitée à saisir la puissance des mots et à nourrir son propre imaginaire.
Le Festival dépasse le cadre strict du livre pour revendiquer une approche résolument transdisciplinaire. Les Nocturnes, en particulier, proposent une autre manière de faire vivre la littérature en la mêlant à la musique, à la danse, au slam et à la performance. Ces moments de création partagée donnent à voir la vitalité des cultures africaines et leur capacité à tisser un rapport vivant et contemporain au texte.
Cette édition prolonge également le dialogue avec les arts visuels en confiant son affiche à Zoulikha Bouabdellah. Son œuvre, qui explore les circulations culturelles et les identités, incarne l’esprit du Festival, à la croisée des mondes et des influences. À la fois intime et politique, son travail interroge héritages, corps et mémoires, tout en ouvrant des espaces de réflexion sur les identités contemporaines.
La présence de Jean‑Marie Gustave Le Clézio, président d’honneur du FLAM, confère à l’édition 2026 une tonalité particulière. Figure majeure de la littérature mondiale, il porte une écriture des passages, des frontières et des liens entre les cultures. Sa participation rappelle que la littérature demeure un lieu de rencontre et de compréhension, capable de relier les expériences humaines au‑delà des géographies.
Pendant trois jours, Marrakech devient un carrefour d’idées et de sensibilités, où se rencontrent auteurs confirmés, jeunes voix émergentes, lecteurs passionnés et acteurs du monde culturel. Dans une ambiance à la fois rigoureuse et chaleureuse, le Festival célèbre le livre comme espace de dialogue, de transmission et de liberté.
Plus qu’un événement, le FLAM s’affirme comme un projet engagé : il valorise la diversité des expressions africaines, renforce la circulation des œuvres et stimule une réflexion collective sur les enjeux contemporains du continent. En plaçant l’imaginaire au cœur de sa démarche, il rappelle avec force que les récits que nous forjons dessinent les mondes que nous habitons.
À l’heure où l’urgence semble dicter le rythme, le FLAM convie à ralentir, écouter et imaginer. Il ouvre un espace rare où pensée, création et partage se rejoignent pour esquisser d’autres horizons possibles.
Dans un contexte de crise des valeurs, le FLAM invite à revisiter nos façons de voir, de nommer et de construire le réel. Loin d’un simple rendez-vous littéraire, l’édition 2026 s’affirme comme un espace de résistance intellectuelle et poétique. Le constat qui la traverse est net : notre temps souffre d’un recul de la capacité à concevoir d’autres modes d’organisation sociale. Face à des modèles présentés comme incontournables, le Festival rouvre le champ des possibles et réaffirme la puissance transformatrice de l’imaginaire.
Dans cette optique, l’art, la littérature et la poésie sont convoqués comme des outils décisifs pour sortir de l’inertie et inventer de nouvelles voies. Il ne s’agit plus seulement d’interpréter le monde, mais de le réenchanter par des récits porteurs d’espérance, capables de rompre avec les logiques d’exploitation et de prédation qui structurent encore largement le présent. Le FLAM défend ainsi une vision où la sensibilité et la création occupent le premier plan, face à une crise que la technique seule ne saurait résoudre.
Fondé par Mahi Binebine, Fatimata Wane, Hanane Essaydi et Younès Ajarraï, et porté par l’association We Art Africa//Ns, le Festival s’est imposé au fil des éditions comme une plateforme majeure de la scène littéraire africaine. Il réunit écrivains, penseurs et artistes du continent et de ses diasporas, favorisant la circulation des idées et des imaginaires.
Ce qui fait la singularité du FLAM, c’est sa capacité à faire dialoguer disciplines et générations. Sa programmation dense et exigeante combine rencontres littéraires, débats de fond, dialogues d’auteurs et présentations d’ouvrages. Elle s’ouvre aussi à la transmission, avec des ateliers d’écriture, des master class et des interventions en milieu scolaire et universitaire. La jeunesse y tient une place centrale, invitée à saisir la puissance des mots et à nourrir son propre imaginaire.
Le Festival dépasse le cadre strict du livre pour revendiquer une approche résolument transdisciplinaire. Les Nocturnes, en particulier, proposent une autre manière de faire vivre la littérature en la mêlant à la musique, à la danse, au slam et à la performance. Ces moments de création partagée donnent à voir la vitalité des cultures africaines et leur capacité à tisser un rapport vivant et contemporain au texte.
Cette édition prolonge également le dialogue avec les arts visuels en confiant son affiche à Zoulikha Bouabdellah. Son œuvre, qui explore les circulations culturelles et les identités, incarne l’esprit du Festival, à la croisée des mondes et des influences. À la fois intime et politique, son travail interroge héritages, corps et mémoires, tout en ouvrant des espaces de réflexion sur les identités contemporaines.
La présence de Jean‑Marie Gustave Le Clézio, président d’honneur du FLAM, confère à l’édition 2026 une tonalité particulière. Figure majeure de la littérature mondiale, il porte une écriture des passages, des frontières et des liens entre les cultures. Sa participation rappelle que la littérature demeure un lieu de rencontre et de compréhension, capable de relier les expériences humaines au‑delà des géographies.
Pendant trois jours, Marrakech devient un carrefour d’idées et de sensibilités, où se rencontrent auteurs confirmés, jeunes voix émergentes, lecteurs passionnés et acteurs du monde culturel. Dans une ambiance à la fois rigoureuse et chaleureuse, le Festival célèbre le livre comme espace de dialogue, de transmission et de liberté.
Plus qu’un événement, le FLAM s’affirme comme un projet engagé : il valorise la diversité des expressions africaines, renforce la circulation des œuvres et stimule une réflexion collective sur les enjeux contemporains du continent. En plaçant l’imaginaire au cœur de sa démarche, il rappelle avec force que les récits que nous forjons dessinent les mondes que nous habitons.
À l’heure où l’urgence semble dicter le rythme, le FLAM convie à ralentir, écouter et imaginer. Il ouvre un espace rare où pensée, création et partage se rejoignent pour esquisser d’autres horizons possibles.