Ferroviaire : le Maroc renforce ses liens techniques avec la France


Rédigé par PATRICIA GOMBO BOKI le Lundi 2 Mars 2026

Le Maroc a importé 52 millions de dirhams (4,77 millions d’euros) d’équipements ferroviaires en provenance de France au titre de l’année 2025. Ces flux concernent principalement des pièces techniques, des éléments de bogies, des équipements de voie et du matériel de maintenance, renforçant la modernisation et l’entretien du réseau national exploité par l’ONCF.



Une modernisation soutenue par la demande et le trafic

Porté par un trafic record de plus de 14 millions de passagers durant l’été 2025 et un chiffre d’affaires de plus de 5 milliards de dirhams, l’ONCF consolide sa dynamique opérationnelle. Le réseau ferroviaire Marocain s’étend sur 2.295 kilomètres, dont près de 75 % sont électrifiés, plaçant le Maroc parmi les pays africains les plus avancés en matière d’infrastructure ferroviaire. Le parc compte également 4.723 wagons de fret, soulignant l’importance économique du transport ferroviaire de marchandises.
 
Ces importations françaises s’inscrivent dans un cycle d’investissement national ambitieux. Le Maroc prévoit un programme ferroviaire de 96 milliards de dirhams à l’horizon 2030, dont 53 milliards pour la ligne grande vitesse Kénitra–Marrakech et 29 milliards pour l’acquisition de 168 trains nouvelle génération.
 
Une coopération industrielle continue avec la France
 
Les 52 millions de dirhams importés illustrent la relation industrielle continue entre le Maroc et la France sur le segment ferroviaire technique. Il ne s’agit pas d’un contrat ponctuel mais d’un approvisionnement lié à la maintenance et l’exploitation quotidienne du réseau, renforçant la capacité technique de l’ONCF.
 
Parallèlement, le Maroc exporte également certains composants ferroviaires vers la France, bien que les volumes restent modestes, traduisant une insertion progressive dans la chaîne industrielle internationale.
 
Renforcer l’industrie ferroviaire locale
 
Alors que le programme ferroviaire national progresse sous l’impulsion de  Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le défi est désormais de développer les compétences et la production locales dans la chaîne d’approvisionnement ferroviaire. À l’image du secteur automobile, le rail pourrait évoluer vers un écosystème industriel marocain structuré, où les importations de pièces et équipements seraient progressivement complétées par des solutions fabriquées localement pour soutenir la modernisation du réseau.





Lundi 2 Mars 2026
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