Formation continue à l’université: Une mesure contestée par les syndicats et les étudiants


Rédigé par La rédaction le Vendredi 4 Septembre 2026



Les frais imposés aux formations universitaires à horaire aménagé font l'objet d'une vive polémique. Selon le type de diplôme et sa durée, la somme totale peut grimper jusqu'à 80.000 dirhams.

Dans les universités publiques du Maroc, les formations continues destinées aux salariés et aux fonctionnaires sont désormais soumises à des frais de scolarité. Le barème unifié établit un montant pouvant aller jusqu'à 5.000 dirhams par an pour une licence, 15.000 dirhams pour un master et 20.000 dirhams pour un doctorat. Sur l'ensemble du cursus, la note totale peut s'élever à plusieurs dizaines de milliers de dirhams, voire atteindre 80.000 dirhams pour certains masters spécialisés ou exécutifs.

Une mesure qui soulève l'indignation

L'application de ces nouveaux frais provoque une réaction vive de la part des syndicats d'enseignants, des associations de défense des droits et des représentants estudiantins. Les détracteurs de cette décision pointent du doigt un obstacle financier pour les travailleurs désireux de reprendre une formation, en particulier ceux percevant le salaire minimum ou appartenant aux franges modestes de la classe moyenne. Certains établissements cherchent des voies juridiques ou des exemptions pour dispenser une partie des professionnels inscrits de ces frais.

Une exonération partielle à l'étude

La Conférence des présidents d'universités envisage d'exonérer les personnes dont les revenus ne dépassent pas le SMIG. Cette proposition reste néanmoins critiquée, dans la mesure où elle exclurait une partie des travailleurs aux revenus modestes, déjà fragilisés par la hausse du coût de la vie et le financement de leurs études.

Le ministère défend la notion de gratuité de base

Le ministère concerné soutient que la mise en place de frais pour les formations à horaire aménagé ne remet nullement en question la gratuité de l'enseignement public classique, qui demeure réservée aux étudiants inscrits à temps plein. Les revenus générés par ces formations professionnelles sont censés, selon les autorités, financer la modernisation des équipements, le recrutement d'enseignants contractuels et l'amélioration de l'encadrement pédagogique. Face au risque que certains salariés renoncent à leurs projets de formation, plusieurs universités envisagent par ailleurs de mettre en place des dispositifs internes d'aide sociale.




Vendredi 4 Septembre 2026
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