Car la formation professionnelle n’est pas un filet social.
C’est un outil de production. Lorsqu’elle est pensée en lien avec les besoins réels des territoires, elle devient un accélérateur de croissance locale, un facteur de compétitivité et un levier de stabilisation sociale.
Le Maroc est un pays de régions contrastées. Les dynamiques économiques de Tanger, d’Agadir, de Khouribga ou d’Errachidia ne répondent ni aux mêmes logiques ni aux mêmes cycles.
Pourtant, l’offre de formation reste largement standardisée, parfois déconnectée des bassins d’emploi existants ou émergents. On forme des profils génériques dans des territoires qui auraient besoin de compétences spécifiques, immédiatement mobilisables.
Cette inadéquation a un coût économique direct.
Les entreprises peinent à recruter localement et importent des compétences, parfois à grands frais. Les jeunes, eux, migrent vers les grandes villes ou s’installent dans l’informel faute d’opportunités adaptées à leur formation.
Résultat : une perte sèche de valeur ajoutée territoriale et une pression accrue sur les pôles urbains déjà saturés.
Le Maroc est un pays de régions contrastées. Les dynamiques économiques de Tanger, d’Agadir, de Khouribga ou d’Errachidia ne répondent ni aux mêmes logiques ni aux mêmes cycles.
Pourtant, l’offre de formation reste largement standardisée, parfois déconnectée des bassins d’emploi existants ou émergents. On forme des profils génériques dans des territoires qui auraient besoin de compétences spécifiques, immédiatement mobilisables.
Cette inadéquation a un coût économique direct.
Les entreprises peinent à recruter localement et importent des compétences, parfois à grands frais. Les jeunes, eux, migrent vers les grandes villes ou s’installent dans l’informel faute d’opportunités adaptées à leur formation.
Résultat : une perte sèche de valeur ajoutée territoriale et une pression accrue sur les pôles urbains déjà saturés.
Une formation professionnelle attractive, telle que défendue par la Charte, suppose d’abord un changement de logique :
Passer d’une offre construite par l’administration à une offre co-produite avec les acteurs économiques régionaux. Industrie, agriculture moderne, logistique, tourisme, énergies renouvelables, économie numérique : chaque territoire possède des niches de croissance potentielles.
Encore faut-il former les jeunes pour les occuper.
L’enjeu dépasse la simple insertion individuelle. Lorsqu’une région dispose d’un vivier de compétences adaptées, elle devient plus attractive pour l’investissement.
Les décisions d’implantation industrielle ou de développement de services reposent de plus en plus sur la disponibilité locale de talents.
Une formation professionnelle bien calibrée agit donc comme un signal économique fort envoyé aux investisseurs.
Il y a aussi une question de temporalité. L’économie évolue vite, parfois brutalement. Les métiers d’hier ne sont pas toujours ceux de demain. La formation professionnelle doit donc être pensée comme un système agile, capable de se réajuster rapidement.
Cela implique des passerelles, des modules courts, des certifications évolutives. Former un jeune aujourd’hui ne signifie plus lui garantir un métier à vie, mais lui donner des compétences transférables et actualisables.
Encore faut-il former les jeunes pour les occuper.
L’enjeu dépasse la simple insertion individuelle. Lorsqu’une région dispose d’un vivier de compétences adaptées, elle devient plus attractive pour l’investissement.
Les décisions d’implantation industrielle ou de développement de services reposent de plus en plus sur la disponibilité locale de talents.
Une formation professionnelle bien calibrée agit donc comme un signal économique fort envoyé aux investisseurs.
Il y a aussi une question de temporalité. L’économie évolue vite, parfois brutalement. Les métiers d’hier ne sont pas toujours ceux de demain. La formation professionnelle doit donc être pensée comme un système agile, capable de se réajuster rapidement.
Cela implique des passerelles, des modules courts, des certifications évolutives. Former un jeune aujourd’hui ne signifie plus lui garantir un métier à vie, mais lui donner des compétences transférables et actualisables.
Sur le plan social, revaloriser la formation professionnelle contribue à rééquilibrer le récit de la réussite.
Tant que l’ascension sociale restera associée quasi exclusivement au diplôme universitaire, le marché du travail continuera de produire de la frustration.
Une économie saine repose sur la complémentarité des profils : techniciens qualifiés, ingénieurs, artisans spécialisés, opérateurs formés aux nouvelles technologies. Chacun crée de la valeur, à condition que le système le reconnaisse.
La Charte insiste également sur l’employabilité, un mot souvent galvaudé mais essentiel. Être employable ne signifie pas seulement avoir un diplôme. Cela signifie maîtriser des compétences concrètes, comprendre les attentes du monde professionnel et pouvoir évoluer.
Une formation professionnelle moderne doit intégrer cette dimension dès le départ, en lien étroit avec l’entreprise, sans pour autant se transformer en sous-traitance de court terme.
Enfin, il y a une dimension stratégique rarement abordée : la souveraineté économique. Dans un contexte de recomposition des chaînes de valeur mondiales, le Maroc ambitionne de monter en gamme, d’attirer des industries plus complexes, de développer des filières locales.
Sans une main-d’œuvre qualifiée, adaptable et territorialisée, ces ambitions resteront fragiles. La formation professionnelle devient alors un enjeu de sécurité économique.
En posant la formation professionnelle comme un pilier de l’émancipation des jeunes, la Charte du 11 Janvier change subtilement de paradigme. Elle invite à regarder les jeunes non comme une main-d’œuvre à “occuper”, mais comme des producteurs de valeur à outiller.
Elle rappelle que la compétitivité d’un pays ne se décrète pas à Rabat ou à Casablanca, mais se construit, région par région, atelier par atelier, compétence par compétence.
À l’heure où le Maroc cherche à consolider son modèle de développement, ignorer la formation professionnelle serait une erreur stratégique. La réinventer, en revanche, pourrait transformer silencieusement l’économie réelle.
Et offrir à des milliers de jeunes non pas un emploi par défaut, mais une place claire dans la machine productive nationale.
Une économie saine repose sur la complémentarité des profils : techniciens qualifiés, ingénieurs, artisans spécialisés, opérateurs formés aux nouvelles technologies. Chacun crée de la valeur, à condition que le système le reconnaisse.
La Charte insiste également sur l’employabilité, un mot souvent galvaudé mais essentiel. Être employable ne signifie pas seulement avoir un diplôme. Cela signifie maîtriser des compétences concrètes, comprendre les attentes du monde professionnel et pouvoir évoluer.
Une formation professionnelle moderne doit intégrer cette dimension dès le départ, en lien étroit avec l’entreprise, sans pour autant se transformer en sous-traitance de court terme.
Enfin, il y a une dimension stratégique rarement abordée : la souveraineté économique. Dans un contexte de recomposition des chaînes de valeur mondiales, le Maroc ambitionne de monter en gamme, d’attirer des industries plus complexes, de développer des filières locales.
Sans une main-d’œuvre qualifiée, adaptable et territorialisée, ces ambitions resteront fragiles. La formation professionnelle devient alors un enjeu de sécurité économique.
En posant la formation professionnelle comme un pilier de l’émancipation des jeunes, la Charte du 11 Janvier change subtilement de paradigme. Elle invite à regarder les jeunes non comme une main-d’œuvre à “occuper”, mais comme des producteurs de valeur à outiller.
Elle rappelle que la compétitivité d’un pays ne se décrète pas à Rabat ou à Casablanca, mais se construit, région par région, atelier par atelier, compétence par compétence.
À l’heure où le Maroc cherche à consolider son modèle de développement, ignorer la formation professionnelle serait une erreur stratégique. La réinventer, en revanche, pourrait transformer silencieusement l’économie réelle.
Et offrir à des milliers de jeunes non pas un emploi par défaut, mais une place claire dans la machine productive nationale.