Gasoil : Une hausse partiellement répercutée
Sur le gasoil, produit le plus consommé au Maroc, la transmission des hausses internationales reste incomplète. Entre le 1er et le 16 mars, les prix ont augmenté de 2,92 dirhams par litre à l’international, contre 2,03 dirhams à la pompe.
La même tendance est observée sur la seconde quinzaine, avec une hausse de 2,18 dirhams à l’international contre 1,72 dirham au niveau national.
Le taux de répercussion oscille ainsi entre 69 % et 79 %, révélant un décalage persistant.
Essence : une hausse plus marquée
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À l’inverse, l’essence enregistre une sur-répercussion. Sur la première moitié de mars, les prix ont progressé de 1,26 dirham à l’international, contre 1,43 dirham à la pompe.
La tendance se confirme sur la seconde période avec +1,37 dirham à l’international contre +1,53 dirham au Maroc. Ce mécanisme s’expliquerait par des ajustements entre produits, les opérateurs compensant la faible hausse du gasoil par celle de l’essence.
Un marché conforme mais peu flexible
Malgré ces écarts, le Conseil de la Concurrence n’a relevé aucune pratique anticoncurrentielle. Le marché est donc jugé conforme, mais son fonctionnement reste marqué par une asymétrie persistante.
L’analyse souligne également un manque de flexibilité, les opérateurs alignant souvent leurs ajustements de prix sur des périodes similaires, héritées de l’ancien système réglementé.
Une pression maintenue sur les consommateurs
Dans un contexte de hausse continue des cours internationaux, cette rigidité pourrait limiter une adaptation rapide des prix à la pompe. Elle pose aussi la question de la transparence dans la formation des prix.