L’Istiqlal relance le débat sur la probité publique.
Sur le premier dossier, le dirigeant istiqlalien plaide pour l’adoption d’un texte explicite encadrant les conflits d’intérêts. L’objectif affiché est de garantir la neutralité de la décision publique et d’empêcher qu’une fonction administrative ou politique puisse être utilisée au bénéfice d’intérêts économiques personnels.
Le sujet est loin d’être technique. Il concerne directement la confiance dans les institutions. Lorsqu’un responsable public intervient dans une décision susceptible de favoriser ses propres intérêts ou ceux d’une entreprise avec laquelle il entretient des liens, le soupçon suffit souvent à fragiliser la légitimité de l’action publique.
L’Istiqlal souhaite également relancer une revendication historique autour de l’enrichissement illicite. Abdeljabbar Rachdi reprend à ce propos une formule politique connue : « D’où tiens-tu cela ? ». L’idée est de disposer d’un dispositif permettant d’interroger l’origine de patrimoines ou d’enrichissements qui apparaîtraient difficilement compatibles avec les revenus déclarés d’un responsable.
Cette orientation s’inscrit dans un discours plus large du parti contre la rente, la spéculation et les pratiques de favoritisme. Le message consiste à soutenir qu’une économie moderne et compétitive ne peut durablement cohabiter avec des mécanismes donnant à certains acteurs un accès privilégié aux ressources publiques ou aux opportunités économiques.
Mais le passage du slogan à la réforme sera déterminant.
Une loi sur les conflits d’intérêts suppose des définitions précises, des obligations déclaratives, des mécanismes de contrôle et des sanctions applicables. De même, la lutte contre l’enrichissement illicite doit éviter deux écueils : l’impunité d’un côté, l’arbitraire de l’autre.
L’enjeu est donc institutionnel autant que politique : construire des mécanismes suffisamment robustes pour contrôler les responsables publics tout en garantissant leurs droits.
En remettant ces thèmes au premier plan, l’Istiqlal cherche clairement à inscrire la question de la probité dans son offre électorale. Reste maintenant à savoir jusqu’où le parti entend aller dans les dispositifs concrets de contrôle, de transparence et de reddition des comptes.
Le sujet est loin d’être technique. Il concerne directement la confiance dans les institutions. Lorsqu’un responsable public intervient dans une décision susceptible de favoriser ses propres intérêts ou ceux d’une entreprise avec laquelle il entretient des liens, le soupçon suffit souvent à fragiliser la légitimité de l’action publique.
L’Istiqlal souhaite également relancer une revendication historique autour de l’enrichissement illicite. Abdeljabbar Rachdi reprend à ce propos une formule politique connue : « D’où tiens-tu cela ? ». L’idée est de disposer d’un dispositif permettant d’interroger l’origine de patrimoines ou d’enrichissements qui apparaîtraient difficilement compatibles avec les revenus déclarés d’un responsable.
Cette orientation s’inscrit dans un discours plus large du parti contre la rente, la spéculation et les pratiques de favoritisme. Le message consiste à soutenir qu’une économie moderne et compétitive ne peut durablement cohabiter avec des mécanismes donnant à certains acteurs un accès privilégié aux ressources publiques ou aux opportunités économiques.
Mais le passage du slogan à la réforme sera déterminant.
Une loi sur les conflits d’intérêts suppose des définitions précises, des obligations déclaratives, des mécanismes de contrôle et des sanctions applicables. De même, la lutte contre l’enrichissement illicite doit éviter deux écueils : l’impunité d’un côté, l’arbitraire de l’autre.
L’enjeu est donc institutionnel autant que politique : construire des mécanismes suffisamment robustes pour contrôler les responsables publics tout en garantissant leurs droits.
En remettant ces thèmes au premier plan, l’Istiqlal cherche clairement à inscrire la question de la probité dans son offre électorale. Reste maintenant à savoir jusqu’où le parti entend aller dans les dispositifs concrets de contrôle, de transparence et de reddition des comptes.