Le chantier du Grand Stade Hassan II franchit un nouveau palier. La Direction des infrastructures sportives relevant de l’ANEP a rendu public l’appel d’offres relatif au quatrième lot, consacré aux travaux d’électricité courants forts et courants faibles. Le coût prévisionnel arrêté par le maître d’ouvrage délégué atteint les 2,2 milliards de dirhams. Un montant conséquent, révélateur de la sophistication technique attendue pour cette infrastructure appelée à accueillir des rencontres de la Coupe du monde 2030.
Dans le détail, les documents du marché précisent que l’entreprise retenue devra assurer l’installation d’un éclairage spécialisé conforme aux standards internationaux, mettre en place les dispositifs de détection incendie et d’extinction automatique, réaliser le précâblage informatique et téléphonique, déployer le réseau informatique filaire et sans fil, ainsi que les systèmes de téléphonie et de contrôle d’accès. S’y ajoutent les écrans LED périmétriques, les rubans lumineux et d’autres équipements technologiques essentiels au fonctionnement moderne d’un stade de nouvelle génération.
Le délai global d’exécution est fixé à 24 mois. L’ouverture des plis est programmée pour le vendredi 10 avril 2026. Ce calendrier confirme la volonté des autorités de maintenir le rythme, alors que le Maroc se prépare activement à coorganiser la Coupe du monde 2030 dans le cadre d’une dynamique nationale mobilisatrice.
Édifié sur une superficie de 100 hectares, le futur Grand Stade Hassan II affichera une capacité d’environ 115.000 spectateurs. À ce niveau, il se positionnera parmi les plus grandes enceintes sportives au monde. Le projet ne relève pas seulement de l’ingénierie sportive. Il s’inscrit dans une vision plus large : renforcer l’attractivité du territoire, moderniser les infrastructures et consolider la place du Royaume sur la scène internationale, tout en générant des retombées économiques et sociales durables.
Il convient de rappeler que le lot principal de construction de l’enceinte a été attribué en juin 2025 au consortium marocain SGTM-TGCC pour un montant de 3,4 milliards de dirhams. Le recours à des groupes nationaux traduit un choix stratégique en faveur de l’expertise locale et du tissu entrepreneurial marocain, dans un esprit de confiance et de souveraineté économique.
Au-delà des chiffres, ce projet interroge aussi sur l’équilibre entre investissement d’envergure et priorités sociales. Pour de nombreux jeunes actifs, notamment dans la région de Casablanca, le chantier représente une opportunité en termes d’emplois et de développement de compétences. Mais il nourrit également un débat légitime sur la répartition des ressources publiques et les retombées concrètes pour les citoyens.
Dans tous les cas, l’appel d’offres publié marque une avancée tangible. Il confirme que le Grand Stade Hassan II n’est plus une promesse sur plan, mais une réalité en construction. À l’horizon 2030, c’est une nouvelle page de l’histoire sportive et économique du Maroc qui s’écrit avec, en toile de fond, l’ambition d’un pays résolument tourné vers l’avenir.