Le Grand Stade Hassan II a remporté le prix du jury des Architizer A+Awards 2026 dans la catégorie « Sports & Recreation – Unbuilt », réservée aux projets qui ne sont pas encore achevés. Conçu par les cabinets Populous et Oualalou+Choi, l’équipement est annoncé avec une capacité de 115.000 places et ambitionne de devenir le plus grand stade de football au monde.
Cette distinction récompense une vision architecturale, pas encore la qualité d’un bâtiment livré. Le projet s’inspire du moussem et de la grande tente traditionnelle, avec une couverture spectaculaire portée par une forêt de colonnes. Il cherche à inscrire un symbole marocain dans les standards contemporains des très grandes enceintes sportives.
L’honneur est réel. L’emballement mérite, lui, un peu de recul. Un stade ne réussit pas uniquement grâce à sa silhouette ou à sa capacité. Sa construction doit respecter les délais, le budget, la sécurité et les exigences environnementales. Son accès devra être fluide, ses transports dimensionnés et son utilisation pensée au-delà des grands matchs.
La question de l’après-2030 est déjà posée. Combien d’événements accueilleront une enceinte de cette taille ? Quel sera son coût d’entretien ? Comment éviter un équipement impressionnant mais sous-utilisé ? L’expérience internationale montre que l’héritage des grandes compétitions dépend moins des images inaugurales que de la programmation quotidienne.
Le Grand Stade Hassan II vient de gagner une première bataille, celle du prestige architectural. La plus difficile commence maintenant : devenir un équipement utile, viable et vivant, plutôt qu’un monument que l’on admire de loin.
Cette distinction récompense une vision architecturale, pas encore la qualité d’un bâtiment livré. Le projet s’inspire du moussem et de la grande tente traditionnelle, avec une couverture spectaculaire portée par une forêt de colonnes. Il cherche à inscrire un symbole marocain dans les standards contemporains des très grandes enceintes sportives.
L’honneur est réel. L’emballement mérite, lui, un peu de recul. Un stade ne réussit pas uniquement grâce à sa silhouette ou à sa capacité. Sa construction doit respecter les délais, le budget, la sécurité et les exigences environnementales. Son accès devra être fluide, ses transports dimensionnés et son utilisation pensée au-delà des grands matchs.
La question de l’après-2030 est déjà posée. Combien d’événements accueilleront une enceinte de cette taille ? Quel sera son coût d’entretien ? Comment éviter un équipement impressionnant mais sous-utilisé ? L’expérience internationale montre que l’héritage des grandes compétitions dépend moins des images inaugurales que de la programmation quotidienne.
Le Grand Stade Hassan II vient de gagner une première bataille, celle du prestige architectural. La plus difficile commence maintenant : devenir un équipement utile, viable et vivant, plutôt qu’un monument que l’on admire de loin.