Handball Pourquoi le Maroc a échoué au Rwanda


Rédigé par le Lundi 2 Février 2026

Le Championnat d’Afrique des nations de handball 2026 s’est tenu du 21 au 31 janvier à Kigali, au Rwanda, avec 16 équipes africaines en lice pour le titre continental et des places qualificatives au Championnat du monde 2027 en Allemagne. Ce rendez-vous majeur a vu des grandes nations du handball africain — Égypte, Tunisie, Algérie, Cap-Vert — confirmer leur statut, mais également des surprises et des déceptions.



le sept national à Kigali
L’équipe nationale marocaine, emmenée comme toujours par l’ambition de figurer parmi les meilleures sélections africaines, avait pourtant bien commencé la compétition : Malgré ces résultats encourageants, le Maroc n’a pas réussi à se hisser en demi-finales du tournoi — objectif évident au départ — et s’est retrouvé dans le tableau des matchs de classement. La suite a confirmé une série de contre-performances :
En match de classement pour la 7ᵉ place, le Maroc s’est imposé face à la Guinée (score serré 38-37), mais cela reste en deçà des attentes des supporters et des dirigeants.
Quelles sont les raisons de cette contre-performance ? nous allons vous proposer ci-dessous une analyse succincte de la prestation du sept national lors de cette édition.
 Analyse tactique :
 
Organisation offensive : du volume, mais peu de maîtrise
Sur le plan offensif, le Maroc a affiché des statistiques flatteuses :
 Beaucoup de buts inscrits (surtout face aux équipes de second rang)
 Bon jeu de transition
 Arrières capables de tirer de loin
  Le problème n’était pas la capacité à marquer, mais le timing et la gestion des temps faibles.
Points faibles constatés :
 Trop de précipitation dans les moments clés
 Peu de variations tactiques face aux défenses étagées (6-0 solides de l’Égypte, Tunisie, Algérie)
 Dépendance excessive aux exploits individuels des arrières
  Quand le rythme s’est ralenti, le Maroc a souvent perdu le fil, manquant de schémas collectifs clairs pour casser les blocs adverses.
  Défense : le vrai talon d’Achille  
C’est le chantier numéro un.
 Défense parfois trop haute, laissant des espaces dans le dos
 Problèmes de communication entre les blocs
 Repli défensif lent après pertes de balle
Face aux grandes nations, le Maroc a encaissé :
 Trop de buts  
 Trop de tirs faciles pour les pivots adverses
 Peu d’interceptions ou de ballons grattés
  Manque d’agressivité maîtrisée : soit trop passive, soit trop fautive.
  Gardiens : irrégularité dans les moments clés  
Les gardiens marocains ont alterné :
 Des matchs solides (notamment en phase de groupes)
 Et des passages à vide dans le tour principal
Dans les rencontres décisives :
 Peu d’arrêts “bonus” (tirs à 6 m, jets de 7 m)
 Difficulté à soulager la défense sous pression
 Or, au haut niveau africain, un grand tournoi passe presque toujours par un gardien décisif.
  Gestion mentale : le poids des moments importants  
C’est sans doute l’aspect le plus préoccupant.
 Bonne entame de tournoi
 Mais difficulté à confirmer quand l’enjeu monte
Signes visibles :
       Ballons perdus dans les fins de match
 Pénalités inutiles
 Décrochage mental après une série de buts encaissés
  Le nul contre la Tunisie a donné de l’espoir, mais n’a pas été capitalisé psychologiquement.
  Banc et rotations : profondeur insuffisante  
Contrairement aux grandes nations :
 Le Maroc s’est appuyé sur un noyau restreint
 Les remplaçants ont eu un impact limité
Résultat :
 Fatigue visible en fin de match
 Baisse d’intensité défensive
 Moins de lucidité offensive
 Comparaison avec les grandes équipes africaines Critère Maroc        Égypte / Tunisie Discipline tactique Moyenne              Élevée Impact du gardien Irrégulier               Décisif Profondeur d’effectif Limitée               Large Gestion des temps faibles Fragile                Maîtrisée
 Conclusion tactique
     
Ce tournoi a montré :
 Un potentiel offensif réel
 Une génération capable de rivaliser par séquences
 Mais aussi un déficit structurel (défense, mental, constance)
Sans une refonte du projet tactique, un travail approfondi sur :
  La défense collective,
 La gestion mentale,
 Et la formation des gardiens,
le Maroc restera dans le ventre mou du handball africain, capable de coups d’éclat, mais incapable de s’installer durablement parmi l’élite.
Mo.K. avec IA




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Lundi 2 Février 2026
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