Le Syndicat indépendant des infirmiers et techniciens de santé alerte sur le risque d’un affaiblissement de l’hôpital public au fil de la réforme sanitaire, rapporte Le Matin. Cette mise en garde constitue la position d’une organisation syndicale; elle ne vaut pas constat définitif sur les effets de la nouvelle gouvernance.
L’article confronte cet argumentaire à des données institutionnelles. Selon le rapport annuel 2024-2025 de la Cour des comptes, le privé a concentré près de 91 % des dépenses de prestations de soins des régimes de l’Assurance maladie obligatoire en 2024, contre 9 % pour le public. Ces parts concernent les dépenses remboursées et ne résument pas, seules, l’ensemble de l’activité des deux secteurs.
Le Matin indique également que le syndicat réclame une définition claire des actes professionnels, l’accès à la rémunération variable prévue par la législation et la création d’une instance nationale d’encadrement. L’organisation dit privilégier la voie du dialogue, tout en évoquant un durcissement possible de sa mobilisation si ses demandes restent sans réponse.
Pour les usagers marocains, le débat porte sur la capacité réelle des établissements publics à conjuguer personnels, médicaments, équipements et continuité des soins. La présence de 26.678 lits dans le public, chiffre cité par Le Matin à partir d’un document institutionnel, ne permet pas d’évaluer à elle seule la qualité ou l’accessibilité. Une décision individuelle de soins relève d’un professionnel de santé.