Le détroit d’Hormuz se referme progressivement, et avec lui une partie des marges de sécurité de l’économie mondiale. Les nouvelles sanctions américaines contre l’Iran, annoncées le 24 août, ciblent près de 60 personnes, entités et navires et renforcent la menace de sanctions secondaires contre les partenaires commerciaux de Téhéran. Dans le même temps, le trafic maritime à Hormuz reste très fortement dégradé.
Le Brent a certes reculé lundi à 92,17 dollars le baril après avoir dépassé les 94 dollars quelques jours auparavant. Mais le véritable signal n’est peut-être plus le niveau exact du pétrole. Il est dans l’installation possible d’un nouveau plancher durablement élevé. Reuters souligne que les stocks diminuent, que les réserves d’urgence ont déjà été largement utilisées et que les itinéraires alternatifs autour d’Hormuz sont sous pression.
Pour le Maroc, cette évolution mérite une lecture très concrète.
Le Royaume reste importateur net d’énergie. Lorsque le baril augmente, la première transmission se fait évidemment par les carburants. Mais ce n’est que le début.
Le transport routier devient plus cher, le fret maritime se renchérit, les coûts industriels progressent et les produits agricoles importés peuvent eux aussi subir la hausse des intrants et de la logistique.
Hormuz n’est pas seulement une autoroute pétrolière. Avant le conflit, le détroit concentrait environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Le ralentissement du trafic touche également les produits chimiques et plusieurs matières premières indispensables à l’agriculture et à l’industrie.
Le risque marocain est donc celui d’une inflation importée diffuse.
Pas nécessairement un choc brutal visible en quelques jours, mais une addition progressive : quelques centimes supplémentaires sur le carburant, des coûts logistiques plus élevés, des marges comprimées pour les transporteurs et les industriels, puis une partie de ces hausses qui finit par atteindre le consommateur.
La bonne question devient alors celle de la durée.
Un baril à 92 dollars pendant deux semaines est absorbable. Un pétrole durablement supérieur à 90 dollars pendant plusieurs mois change l’équation.
Cela remet sur la table le stockage stratégique, la diversification des fournisseurs, l’efficacité énergétique et l’accélération de l’électrification des transports.
Le Maroc ne peut évidemment ni ouvrir Hormuz ni fixer le cours du Brent.
Mais il peut réduire la quantité de vulnérabilité économique que chaque crise internationale transporte jusqu’à ses stations-service.
Et si 90 dollars devenaient désormais un plancher plutôt qu’un sommet, ce travail d’anticipation ne serait plus une option.
Le Brent a certes reculé lundi à 92,17 dollars le baril après avoir dépassé les 94 dollars quelques jours auparavant. Mais le véritable signal n’est peut-être plus le niveau exact du pétrole. Il est dans l’installation possible d’un nouveau plancher durablement élevé. Reuters souligne que les stocks diminuent, que les réserves d’urgence ont déjà été largement utilisées et que les itinéraires alternatifs autour d’Hormuz sont sous pression.
Pour le Maroc, cette évolution mérite une lecture très concrète.
Le Royaume reste importateur net d’énergie. Lorsque le baril augmente, la première transmission se fait évidemment par les carburants. Mais ce n’est que le début.
Le transport routier devient plus cher, le fret maritime se renchérit, les coûts industriels progressent et les produits agricoles importés peuvent eux aussi subir la hausse des intrants et de la logistique.
Hormuz n’est pas seulement une autoroute pétrolière. Avant le conflit, le détroit concentrait environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Le ralentissement du trafic touche également les produits chimiques et plusieurs matières premières indispensables à l’agriculture et à l’industrie.
Le risque marocain est donc celui d’une inflation importée diffuse.
Pas nécessairement un choc brutal visible en quelques jours, mais une addition progressive : quelques centimes supplémentaires sur le carburant, des coûts logistiques plus élevés, des marges comprimées pour les transporteurs et les industriels, puis une partie de ces hausses qui finit par atteindre le consommateur.
La bonne question devient alors celle de la durée.
Un baril à 92 dollars pendant deux semaines est absorbable. Un pétrole durablement supérieur à 90 dollars pendant plusieurs mois change l’équation.
Cela remet sur la table le stockage stratégique, la diversification des fournisseurs, l’efficacité énergétique et l’accélération de l’électrification des transports.
Le Maroc ne peut évidemment ni ouvrir Hormuz ni fixer le cours du Brent.
Mais il peut réduire la quantité de vulnérabilité économique que chaque crise internationale transporte jusqu’à ses stations-service.
Et si 90 dollars devenaient désormais un plancher plutôt qu’un sommet, ce travail d’anticipation ne serait plus une option.