Mais reconnaître ces avancées n’interdit pas de poser une question de fond, soulevée à juste titre par Aït Bellahcen de L’ODJ.
La souveraineté en intelligence artificielle ne se limite ni à la localisation des usages, ni à l’adaptation linguistique des modèles, ni même à la co‑construction de briques applicatives.
Elle repose aussi sur la maîtrise de la chaîne complète : données, modèles, infrastructures de calcul, hébergement, gouvernance et captation de la valeur.
Or, Mistral AI ne dispose pas aujourd’hui de sa propre infrastructure de calcul souveraine de bout en bout. Comme la majorité des acteurs de l’IA générative, l’entreprise dépend encore partiellement d’infrastructures cloud dominées par des acteurs extra‑européens.
Elle repose aussi sur la maîtrise de la chaîne complète : données, modèles, infrastructures de calcul, hébergement, gouvernance et captation de la valeur.
Or, Mistral AI ne dispose pas aujourd’hui de sa propre infrastructure de calcul souveraine de bout en bout. Comme la majorité des acteurs de l’IA générative, l’entreprise dépend encore partiellement d’infrastructures cloud dominées par des acteurs extra‑européens.
Autrement dit, pour le Maroc, le risque n’est pas de coopérer avec Mistral.
Le risque serait de confondre le transfert et l’échange de compétences et de méthodologies avec la maîtrise effective des briques critiques de l’intelligence artificielle.
Une IA réellement « Made in Morocco » émergera d’un écosystème associant universités, instituts, startups, administrations et territoires, autour d’une capacité endogène de conception, de gouvernance et de décision.
Le débat contribue utilement à clarifier les enjeux réels de la souveraineté en intelligence artificielle. Il invite à inscrire l’IA dans une trajectoire de long terme, fondée sur la coopération, la montée en compétences et la maîtrise progressive des choix technologiques.
Par Dr Az-Eddine Bennani
Une IA réellement « Made in Morocco » émergera d’un écosystème associant universités, instituts, startups, administrations et territoires, autour d’une capacité endogène de conception, de gouvernance et de décision.
Le débat contribue utilement à clarifier les enjeux réels de la souveraineté en intelligence artificielle. Il invite à inscrire l’IA dans une trajectoire de long terme, fondée sur la coopération, la montée en compétences et la maîtrise progressive des choix technologiques.
Par Dr Az-Eddine Bennani