IA comme service public : le test sud-coréen à observer depuis le Maroc


Rédigé par La Redaction le Mercredi 2 Septembre 2026



La Corée du Sud veut traiter l’intelligence artificielle comme un service accessible à tous. Franceinfo rapporte que le gouvernement a lancé l’initiative « IA pour tous », destinée à offrir gratuitement un agent conversationnel aux citoyens. Le dispositif doit d’abord être testé, puis être déployé dans tout le pays avant la fin de 2026.

 

Le projet part d’un usage déjà large : plus de 20 millions de personnes utiliseraient régulièrement l’IA sur une population de 52 millions, et un quart paierait un abonnement. Séoul veut également soutenir une plateforme nationale afin de réduire sa dépendance envers les services américains ou chinois. SK Telecom, Kakao et KT ont été sélectionnées, tandis que l’État prévoit de leur acheter des processeurs nécessaires au fonctionnement des modèles.

 

L’ambition dépasse la mise à disposition d’un chatbot. Le service serait relié aux administrations pour faciliter des démarches telles que la prise d’un rendez-vous médical, la déclaration d’impôts ou la recherche d’un logement. Le gouvernement sud-coréen n’a toutefois pas encore précisé le budget spécial annoncé. Le coût, la protection des données et la qualité des réponses devront donc être évalués pendant le test.

 

Pour le Maroc, il ne s’agit ni d’un déploiement local ni d’un modèle à copier sans examen. L’expérience sud-coréenne pose une question utile aux administrations et aux entreprises : faut-il mesurer un service d’IA au nombre d’utilisateurs, ou au temps réellement gagné, à l’accessibilité linguistique et à la sécurité des données ? Un éventuel service marocain devrait aussi préciser qui contrôle les erreurs et comment un citoyen peut joindre un agent humain. L’intérêt du test de Séoul réside ainsi dans ses résultats observables, pas dans la seule promesse technologique.





Mercredi 2 Septembre 2026
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