Et si la solution au blocage bureaucratique n'était pas humaine, mais technologique ? Aujourd'hui, on évalue les politiques publiques cinq ans après leur lancement, souvent pour constater les dégâts. Demain, l'Intelligence Artificielle et le Big Data pourraient permettre une évaluation en temps réel, prédictive et incontestable.
Si la culture humaine résiste au changement, la technologie pourrait bien l'imposer
L'évaluation traditionnelle a un défaut majeur : elle arrive souvent trop tard. C'est une autopsie. On dissèque l'échec une fois que l'argent est dépensé. L'avenir de l'évaluation des politiques publiques réside dans le passage du "post-mortem" au "temps réel".
L'intégration du Big Data et de l'Intelligence Artificielle (IA) dans l'administration offre des perspectives vertigineuses. Imaginez des systèmes capables de collecter automatiquement des millions de données sur l'utilisation des services publics, sans intervention humaine (donc sans biais ni rétention d'information).
Une "Gouvernance Algorithmique" permettrait de détecter les anomalies budgétaires ou les goulots d'étranglement opérationnels au moment où ils se produisent. La Cour des Comptes ou les inspecteurs généraux disposeraient de tableaux de bord prédictifs, signalant qu'un projet dévie de sa trajectoire bien avant qu'il ne soit trop tard pour agir.
De plus, la technologie peut aider à surmonter le déficit de confiance identifié par Kim & Lee. La Blockchain, par exemple, pourrait garantir la traçabilité intégrale des fonds publics, rendant la corruption ou le détournement infiniment plus difficiles.
Bien sûr, cette vision technophile ne doit pas faire oublier les enjeux éthiques et la nécessité d'un contrôle humain. Mais face à la résilience de la culture bureaucratique traditionnelle, la technologie apparaît comme un bélier capable d'enfoncer les portes de l'opacité. Si l'administration ne veut pas s'évaluer elle-même, les algorithmes finiront par le faire à sa place. C'est le sens de l'histoire pour un État moderne.
L'intégration du Big Data et de l'Intelligence Artificielle (IA) dans l'administration offre des perspectives vertigineuses. Imaginez des systèmes capables de collecter automatiquement des millions de données sur l'utilisation des services publics, sans intervention humaine (donc sans biais ni rétention d'information).
Une "Gouvernance Algorithmique" permettrait de détecter les anomalies budgétaires ou les goulots d'étranglement opérationnels au moment où ils se produisent. La Cour des Comptes ou les inspecteurs généraux disposeraient de tableaux de bord prédictifs, signalant qu'un projet dévie de sa trajectoire bien avant qu'il ne soit trop tard pour agir.
De plus, la technologie peut aider à surmonter le déficit de confiance identifié par Kim & Lee. La Blockchain, par exemple, pourrait garantir la traçabilité intégrale des fonds publics, rendant la corruption ou le détournement infiniment plus difficiles.
Bien sûr, cette vision technophile ne doit pas faire oublier les enjeux éthiques et la nécessité d'un contrôle humain. Mais face à la résilience de la culture bureaucratique traditionnelle, la technologie apparaît comme un bélier capable d'enfoncer les portes de l'opacité. Si l'administration ne veut pas s'évaluer elle-même, les algorithmes finiront par le faire à sa place. C'est le sens de l'histoire pour un État moderne.