Inflation au Maroc : la stabilité annoncée ne doit pas masquer les tensions réelles


Rédigé par La rédaction le Mercredi 24 Juin 2026



Dire que l'inflation est sous contrôle est globalement juste. Dire qu'elle ne pose plus de problème serait aller un peu vite. Les dernières prévisions disponibles pour 2026 ne racontent d'ailleurs pas toutes la même histoire : Bank Al-Maghrib a longtemps anticipé une inflation modérée, tandis que l'OCDE prévoit une remontée plus nette sous l'effet des prix alimentaires et énergétiques.

Dans la vie quotidienne, les ménages ne lisent pas les moyennes annuelles. Ils regardent le ticket de caisse, le coût du transport, le loyer, les fournitures scolaires, parfois le prix d'un simple trajet en taxi. Une inflation faible au niveau macroéconomique ne signifie pas automatiquement que le sentiment de pression disparaît dans les foyers. C'est là que le débat devient plus concret.

La hausse récente des coûts de transport, liée notamment aux tensions énergétiques internationales, rappelle que le Maroc reste exposé aux secousses extérieures. Les bonnes pluies ont apporté un répit sur le front agricole, mais elles ne transforment pas le pays en îlot isolé du monde.

Le défi n'est donc pas seulement de contenir l'indice des prix. Il consiste à préserver le pouvoir d'achat sans installer une économie sous perfusion de subventions permanentes. La stabilité monétaire est précieuse. Encore faut-il qu'elle soit ressentie, pas seulement calculée.




Mercredi 24 Juin 2026
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